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Cachemire en interview

CELINE DEHEDIN
Journaliste
Rock 'n' Roll, Hard Rock
21/06/2025
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Cachemire au Hellfest a été une immense surprise pour ceux qui ne vous connaissaient pas ? Cette date représente t’elle pour vous la consécration ?

Le public était hyper chaud, nous étions tous stressé au début puis, au plus les morceaux s’enchaînaient au plus nous étions à l’aise. Cette date, c’est un peu le rêve de tous les groupes. Une nouvelle étape a été franchie.

Un set un peu court, vous qui nous avez habitué à au moins 2h…

Le Hellfest nous a imposé 25 minutes et pas une minute de plus. 30 grands maximums avec les adieux à la fin, et quels adieux. Il était temps pour nous de sortir de scène et de laisser la place aux copains. Nous savions que ça serait cool, mais nous ne pensions pas que ça serait aussi bien. Il y avait beaucoup de gens mais l’énergie du public par rapport à la Maroquinerie reste la même.

Parlez-nous justement de vos souvenirs de la Maroquinerie ?

Ce concert était un concert de test et nous avons senti que nous avons eu beaucoup de bon retour. C’est aussi grâce à ce concert que nous avons sorti le single ‘Pied au Plancher’ en premier. C’est le retour du public qui nous a décidés à le mettre en avant.

Ce morceau est une volonté de tout envoyer en l’air, qu’est-ce qui t’a inspiré ce texte Fred ?

Fred : Je dirais la vie d’un peu tout le monde, ça fait aussi parti de la mienne. Nous avons tous des choix à faire, très souvent c’est la tête qui parle, la peur de prendre des risques et on regrette toujours. Donc quand on a un choix à faire et que le cœur nous dit d’y aller, alors foncez !

Il y a une très belle profondeur des textes notamment sur le titre ‘Adam’, ce nouvel album ’’Suffit juste d’une seconde’’ serait-il celui de la maturité ?

Nous gagnons en maturité d’album en album mais c’est un album différent avec un virage que nous avons voulu prendre, plus chanson rock. Beaucoup de titres bastonnent dans l’album, et qui sont moins profond dans le propos. Sur le premier album, ‘putain j’ai peur’, par exemple, parlait de la mort et de la peur de la mort ou ‘Plus tu me’ sur ’’Dernier essai’’ était aussi très profond. Il y a des propos et des sujets qui nous touchent donc nous essayons de les mettre en avant. La vie continue et Fred a pris connaissance d’enfants, qui étaient dans le mal-être de l’identité de genre. Parlez de suicide à 6 ans, ça touche forcément, d’où ce morceau.

Comment s’est passé l’intégration d’Alice, votre nouvelle guitariste ?

Alice : A l’image du Hellfest, ça a été un véritable enfer ! Il faut du temps pour trouver ses marques. Ce qui est le plus complexe, ce n’est pas tellement le fait d’être une femme dans toute cette équipe de gars. C’est d’entrer dans une équipe qui se connait depuis des années, Cachemire ce sont des potes depuis toujours, y’a un mood. Quand j’ai fait la première partie au Trianon avec mon trio, j’ai senti que Cachemire avait une cohésion de clan. Ils étaient concentrés sur leur truc, il y a une ambition, un objectif. L’intégration prend du temps au fur et à mesure des dates de concert, mais je suis sur la bonne voie.

Nouveau délire de tenues de scène, les garçons en jupe, la fille en short, et ce blanc immaculé mais pourquoi ?

La date du Hellfest a fait partie de ce choix, dans notre décision. Nous avons toujours été anticonformistes. Tous les métalleux sont habillés en noir, du coup nous avons voulu prendre le contre-pied de cette ‘normalisation’ de couleur. En plus, la jupe c’est super confortable.

Vous avez toujours des contacts avec Sven et si oui, peut-on un jour espérer le voir en guest sur une date ?

Effectivement, nous restons proches et pourquoi pas l’inviter, ça serait super touchant de repartager la scène avec lui de façon ponctuelle.