Salut à tous, je suis avec le groupe Artery, en direct du Hellfest, après leur prestation à la HellStage. Merci messieurs de nous accorder cette interview.
ARTERY : Merci à toi. C'est nous qui te remercions. Merci à toi.
Après votre prestation dans la chaleur, comment allez-vous ?
ARTERY : On est un peu moins chaud aujourd'hui, c'est vrai. Hier, c'était intense. Le concert, en effet, n'a pas été simple, mais c'était génial. Je remercie vraiment l'Orga de nous avoir prévu de jouer là, c'était super, merci.
Le groupe a 20 ans, donc même s'il y en a des très jeunes, ça fait quoi de fêter les 20 ans au Hellfest ?
ARTERY : Thierry, je pense que ça fait un bon anniversaire pour toi et Artery. Si tu veux, on va dire que c'est déjà une récompense de toutes ces années. Ce n'est pas fini, loin de là. On espère que c'est une récompense, mais que c'est le début d'autre chose. C'est surtout ça. Déjà, c'était génial. On a vraiment kiffé, on s'est très bien amusé. On va repartir fatiguer, mais tant mieux.
Le sens du devoir accompli.
ARTERY : Ce n'est pas forcément la fin. C'est vrai que le Hellfest, c'est l'aboutissement de beaucoup de groupes. On a joué sur la Hellstage, je dirais que la phase finale, c'est peut-être... passer la cathédrale, bien sûr. Et le travail sera là pour y prétendre. L'Altar, on serait content.
Comment ça s'est passé malgré la chaleur pour vous ? Est-ce que pour ce set, vous avez fait une prépa particulière ou vous avez abordé ça comme un concert comme un autre ?
ARTERY : Alors j'avoue qu'on a fait le même set que d'habitude dans nos derniers concerts de cette année. Un truc maîtrisé. C'était extrêmement intense en effet, comme tu as dit, au niveau des conditions climatiques. En termes d'énergie nécessaire, c'était très intense. Mais on était tellement contents que là qu'on a tout donné. Vraiment. Les gens ont répondu favorablement en plus. C'était une très bonne surprise pour nous. Pour ma part en tout cas, c'était une très bonne surprise. On a tous bien kiffé. Très ravi. Vraiment ravi de ça. Et puis surtout le fait de dire « Hellfest ! Bouge ! » Tu dis le mot Hellfest, le truc magique. Je l'ai dit quoi. Il y a eu du répondant en plus. C'est notre esprit. C'est notre partie enfant si tu veux. On est tous un peu enfant quelque part. Donc voilà. C'est le bonheur. Ça a bien marché. On a eu un très beau Wall of Death à la fin. Au dernier morceau. C'était la guerre. Même que l'on l'a fait.
Effectivement. Je n’ai pas pu rester jusqu'au bout mais j'ai vu. Il y avait quand même une ambiance assez sympa. Du répondant. C'est toujours chouette. En plus c'est un lieu de passage. Ça peut capter les gens.
ARTERY : C'est intéressant. C'est vrai qu'on a eu un petit souci technique sur un morceau. Ça fait partie des aléas. Ça a été très rapide, très intense. Une chaleur à crever. On remercie l'équipe technique. L'installation c'est à la seconde près. On s'est installé très vite. On a lancé le set très vite. On a kiffé très vite. On a crevé de chaud très vite. Les litres d'eau, bien sûr.
Perdu ou bu ?
ARTERY : Les deux, clairement. Ça aurait pu être la bière. Mon sif s'en souvient. Tu manges un poulet entier. C'était incroyable. On voyait les gens, les têtes bouger. Il y a des riffs qui ont très bien fonctionné. On était le kiff total.
A part profiter sur scène, est-ce que vous avez pu profiter du festival ? Et si oui, est-ce qu'il y a des groupes incontournables que vous êtes allés voir ? Ou que vous allez voir aujourd'hui ? Chacun son tour.
ARTERY : Pour ma part, après qu'on ait fait notre presta, où on a kiffé, bien sûr, on a profité du fest. Autant dire que c'est le moment ou jamais. Pour ma part, j'attendais avec impatience. Même si je les avais vus, je ne m'en souviens plus. Je crois que c'était 2012 ou 2010. C’est Judas Priest, avec Rob Halford. Quand je vois l'âge qu'il a, c'est fantastique. J'ai regardé le show, j'étais émerveillé. C'est le respect. Les Scorpions : c'était autre chose. C'est toujours là. C'était autre chose. Mais ça ne fait rien. Ces gens-là, ce sont des légendes. Il est debout. Ils feront ça jusqu'au bout. A son âge, je ne sais pas si on en fera encore.
C'est le respect total. C'est peut-être le problème du Hellfest. Une fois que ces légendes-là ne seront plus là, qui aujourd'hui sont capables de remplacer ?
ARTERY : Des groupes comme Falling in Reverse … lol. Je pense que la scène, ça se modernise aussi. Ça marche de plus en plus sur scène. Du coup, il y a aussi des codes qui deviennent de plus en plus visibles. Il y a une certaine mode qui se fait aussi.
Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est générationnel. Moi, ma génération, c'est Judas Priest, Megadeth. Je ne suis pas sûr qu'il y ait de futures grosses têtes d'asile comme les Scorpions.
Des groupes qui durent sur 50 ans, je ne suis pas sûr que ça existe. C'est pour ça qu'on voit une set list changer petit à petit. Là, on voit Muse à l'affiche du Hellfest. Les mecs comme Scorpion, Judas Priest, au bout d'un moment, ils vont raccrocher les guitares. C'est normal.
On va avoir des Muse qui ont quand même des sonorités métalliques et c'est OK que ce soit à l'affiche du Hellfest. C'est vrai que moi, ce n'est pas trop ce que j'écoute. Heureusement qu'on a ça. Heureusement qu'on a encore des festoches de cette ampleur. Et c'est génial. Il faut continuer à y aller.
Peut-être que des gens qui sont venus voir Muse ne connaissaient pas vraiment le métal. Et certains groupes de métal extrêmes, ça peut être des découvertes pour eux et les convertir.
Si effectivement, les gens sont ouverts d'esprit et ont la curiosité d'aller voir autre chose, ça peut être un bon...
ARTERY : Oui, c'est et les gens et aussi les groupes qui sont adaptés.Parce que Muse, ils ont fait un petit hommage à Gojira. Et ça, c'est vraiment... C'est un très joli truc. Et franchement, ils sont adaptés eux aussi.
Mais pas que Gojira, je crois qu'ils ont fait des petits hommages.
ARTERY : Pour la France, Gojira. Ils ont fait un bel appel. Et c'est très bien aussi. C'est aussi les musiciens qui sont adaptés au public. Et ça, c'est très cool. On en discutait justement, c’est tout à leur honneur.
Et donc les jeunes, vous, qu'est-ce que vous avez vu ?
ARTERY : Ben moi, je n'ai pas trop regardé de trucs. Enfin si, aujourd'hui, ça va être la journée où il y a le plus de trucs que je veux voir. Mais hier avant-hier, pas trop le temps. Et pas trop l'état. Vraiment trop fatigué, quoi. Ça fait deux jours que je n'ai pas trop dormi. Mais aujourd'hui, moi, je veux voir Kylesa, Messa et Health, par exemple. Et j'ai perdu le nom du groupe qu'on veut voir juste après, là. Linkin Park ? Non, mais après, on est... Moi, pour ma part, qui suis le petit jeune, du coup. C'était du Leprous, c'était...
Qui était parfait, comme d'habitude.
ARTERY : Qui était très, très bien aussi. On a des groupes...Poppy, Il y avait Novelist. C'était pas mal.
Mais c'est vrai que Poppy, moi, j'ai découvert. Ça envoie, quoi. Après, on aime ou on n'aime pas, mais ça envoie, quoi.
ARTERY : Après, toutes tes musiques sont bien. Mais t'accroches ou t'accroches pas.
T'es un qui accroches, toi, tu m'accroches. C'est pour ça, justement. C'est ça qui vient dans la musique.
Il y a plusieurs choix, surtout dans le métal. Et c'est là que, rapidement, on voit qu'on a des univers différents. Thierry, il aime bien les trucs qui sont venus du siècle dernier.
Et c'est vrai qu'avec Tiphaine, Mathieu, ça va être plutôt... On va dire, des trucs plus modernes. C'est vrai que Greg, qui était hardcore, mais pas cool. C'est vrai qu'il a cité des groupes qui sont venus d'autres endroits. Du moins, de ce que nous, on est dans. C'est vrai que cette année, moi, je n’ai pas vu tout ce que je voulais. J'ai vu des Abbath, j'ai vu quelques trucs de black metal que je ne connaissais pas.
C'est beaucoup de découvertes, surtout. On voit des prestations incroyables. Et toute cette culture metal différente, ça se mélange. Et ça se voit un peu dans Artery. C'est vrai qu'initialement, on est plus thrash, old school. Mais il y a eu... Il y a une dimension moderne. Et on voit depuis quelque temps qu'il y a une dimension modeste qui émerge. Et qui transpire ça de plus en plus sur certains morceaux. C'est vrai que Last Chance sonne beaucoup plus death. Pour les prochains, et ça dépend de ce qu'on écoute dans l'année, ça risque d'être un peu plus retour aux sources de thrash. Mais il y aura toujours un peu de tout, en fait.
Est-ce qu'il y a un artiste vivant avec qui vous souhaiteriez partager l’affiche ?
ARTERY : Moi, c'est Dave Mustaine. Je suis un gros fan de Megadeth.
Moi c’est Kay Hansen.
Moi en vrai de vrai, le truc de rêve ça serait Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan qui joue avec Jerry Cantrell, qui est un chanteur de zinzin
Quand Jerry est passé il y a deux ou trois ans, je ne sais plus. C'était mortel.
ARTERY : Il faut absolument aller voir ça. Et Rob Flynn, pour Artery ça marcherait bien. On est dans le domaine du rêve et pourquoi pas.
Alors, étant batteur, c'est vrai qu'on est très égocentré sur notre instrument.
À la batterie...je dirais des gars qui ont des frappes incroyables, qui me rendent dingue.
Ça va être Eloy Casagrande. c'est stratosférique ce qui fait ce gars-là. À 13 ans, n'importe quoi. Vraiment, c'est incroyable. Et après, je trouve le batteur de Havok. Une frappe dantesque que j'aime beaucoup. Et pour avoir vu Kreator en live il y a déjà pas longtemps, une dizaine d'années, j'ai été surpris du niveau de ce gars-là. Et je pense que dans Artery, une frappe de ce calibre-là... Je ne vais pas me jeter les fleurs, mais ça va, je pense avoir une bonne frappe. Oui, ça commence. Je travaille... pour un enfant, c'est pas mal. Pour un enfant, c'est bon. Il se moque de moi parce que je suis le plus âgé de l'équipe. Le plus âgé, hein ? Mentalement, c'est vrai que j'essaye...
C'est complètement différent. En guitare, j'aurais dit Pliny, mais ça n'a vraiment rien à voir. Et après, pour Artery, si ça avait été Artery, moi, quand j'étais tout petit, j'étais complètement fan de Jeff Hanneman, guitariste de Slayer. Et j'adorais le voir passer sur Canal+, à Nul par ailleurs. J'avais pleuré quand j'étais enfant devant la télé. Ses solos, ils auraient fait un joli feat avec Artery. Ça aurait été très cool.
Alors, revenons un peu au groupe, quand même. Vous avez fait l'allusion, effectivement, avant qu'on commence l'interview. Là, oui. Donc, effectivement, tu es là, seul, le daron du groupe. Comment ça se passe avec les petits jeunes ?
ARTERY : moi, si tu veux, je fais abstraction de tout ça. J'espère qu'eux aussi... S'ils sont là, potentiellement... Je ne m’occupe pas de l'âge. Moi, du moment qu'il y a la passion... Déjà, comme ça, pour moi, c'est bien, parce que je n'ai pas l'impression d'avoir l'âge que j'ai. Du coup, il essaie d'expliquer pourquoi il a 60 ans. Non, mais je trouve que déjà, moi, je suis à 60. Tu es en forme. 60 piges je crois que je peux les asseoir encore. Je crois qu'il n'y a pas de problème. Ce n'est pas les mêmes générations. Non, ce n'est pas vrai. Non, mais ils sont très gentils.
Justement... On voit que vous ne vous entendez pas bien, de toute manière. Ça saute aux yeux.
ARTERY : Tout à fait, tout à fait. Ça passe par l'humour. On passe des blagues à la con à Mat, maintenant qu'on commence à se mettre. Qu'est-ce que tu préfères ? Ça, on ne va pas les faire. Tu préfères quoi ? Voilà, c'est génial. Pour moi, ça apporte beaucoup. Ça m'emmène de l'énergie. Et comme ça, on a toujours l'impression d'avoir le même âge qu'eux. Tu ne peux plus que le permettre.
Et dans les manières de travailler, peut-être l'ouverture à d'autres styles de musique, ça apporte...
ARTERY : Non, non, non. Là, ils vont se faire foutre. Non, mais là, ils vont se faire foutre.
Excuse-moi, tu changes les mots, mais...
Non, non, tout est enregistré.
ARTERY : Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai. Je ne sais pas, on est passé en numérique.
Allez, je leur laisse dire ça, juste pour voir s'ils sont contents. Ce n'est pas un vieux papy, ce n'est pas vrai. En termes de matériel, on a changé beaucoup, beaucoup de choses.
On est passé en full numérique. Déjà, pour son dos, ça fait du bien, parce qu'il n'a pas besoin de porter... Voilà, c'est calibré au poil entre nous. Les changements de son se font tout seuls.
On est bien, c'est un confort pour tout le monde. Et voilà, on est correct, on s'entend bien. Ils nous ont amené de la technologie. Ils nous ont amené de la modernité.
Et aussi par le bagage musical aussi, j'imagine.
ARTERY : Oui, oui, tout à fait, tout à fait.
La façon de parler aussi. La façon de parler, oui. H-I-C, le machin, le truc. Marbré. Marbré. C'est un moyen de rester à la page, je crois.
En fait, finalement, c'est peut-être le plus jeune dans sa tête. Je pense qu'on pourrait aisément échanger nos age un jour. Et sincèrement, on en plaisantait tout à l'heure, mais le quotidien, je pourrais tous les plier. C'est vrai, hier au live, c'était celui qui était le plus en forme à la fin. Vraiment. Bon, il a joué à l'ombre aussi.
L'expérience. Mais il était très, très bien à la fin.
Alors, une question peut-être un peu plus pour toi, après justement 20 ans d'existence, comment tu vois un peu l'aventure Artery ? Justement, le regard que tu portes sur ce qui s'est passé en 20 ans.
ARTERY : Qu'est-ce qui s'est passé ? Déjà, ça s'est passé très vite, et puis il y a eu des hauts, il y a eu des bas. Il y a eu le départ où nous, déjà, on faisait du thrash old school. On avait, après, c'était avec des copains, c'est un groupe et tout, qu'on a fait. Après, si tu veux, c'est resté sur le truc du copinage, on faisait des petits concerts et tout. Puis à un petit moment, on a dit, bon, on va faire ça tout le temps, on va essayer de faire un peu, on va essayer de voir un petit peu plus haut, sans prétention. Voir ce qu'on peut faire et jusqu'où on peut aller. Parce que notre objectif, c'est de voir jusqu'où on peut aller. Et on donnera tout, pas tout, mais tout ce qu'on peut pour aller au maximum. Tant qu'à faire une passion, que ce soit dans le sport, je pense qu'il faut, si tu aimes ça, il ne faut pas hésiter. Donc si tu veux, c'est ce qui s'est passé pendant 20 ans. Et c'est eu des hauts, des bas, on y va, on n'y va pas, qu'est-ce qu'on fait, qu'est-ce qu'on ne fait pas. Là, pour ça, je viens directement à la fin, même s'il y a eu des très bons moments pendant ces 20 ans. Il y a eu des albums, des très bonnes amitiés. Mais là, je crois qu'on est au line-up où tout le monde tire dans le même sens.
Et pour ça, c'est vrai que c'est important d'avoir une osmose qui est vraiment... Une cohésion. Elle commence à se forger. Et ça va se modeler petit à petit. L'entente est là. La motivation est là. Chacun emmène sa pierre à l'édifice. Tout le monde a quelque chose à faire. Que ce soit dans la technique pour le moment, après, ça sera un petit peu dans la compo, dans les arrangements musicaux, dans la recherche de date, y’a Greg, tout ça. Voilà. Si tu veux, avant, c'est des choses que je faisais pratiquement seul. Sans prétention. Parce que j'ai toujours aimé ça. Parce que j'ai confiance en eux. Je sais qu'ils sont capables. Et puis ça fait vivre le groupe.
Et moi, c'est un plaisir de voir le groupe... On l'a vécu en premier, mais ce groupe est dur et dur. Il y a des choses qui ne sont pas faciles à faire. Même un petit niveau qu'on a.
Est-ce que tu ne dis pas qu'Artery, c'est immortel ? Pour moi, si. Parce que si tu veux, je suis dedans depuis 20 ans. D'ailleurs, même des fois, ils me disent qu'Artery, c'est Artillerie. Pour dire...
Et puis pour revenir à ce qu'il disait, c'est vrai que c'est pour le bénéfice du groupe que chacun a un peu sa spécialité. Mathieu, c'est le côté tech, côté son. Toi aussi, Tiphaine, Mika aussi. Pour ce qui est... Enfin, tu vois, le patch. Et puis moi et Thierry, on a d'autres cordes à notre arc.
Et alors justement, on parle un peu du passé. Le futur, quelle est votre actu ? C'est quoi la suite ?
ARTERY : Le nouvel album déjà. Ce n’est pas encore fait. Par exemple, Thierry a fait beaucoup de choses. Cet on va s’y mettre sérieusement.
Des concerts, bien sûr. Il y a des concerts qui arrivent. Des petits festivals. C'est peut-être...C'est presque le plus important de défendre le groupe en live. Le but, c'est le... La première chose, c'est le live. C'est surtout la... Le partage. Le partage. Si tu fais de la musique, si tu fais du sport et tout, c'est de partager, que ce soit avec les coéquipiers, ou que ce soit avec le public. Partager, voir les émotions que ça procure. Comme disait d'ailleurs Mika et Thierry. Tu vois quelqu'un qui est dingue, qui sort de ta musique, tu dis, putain, ça veut dire que ça fonctionne un petit peu, quelque part. C'est ça. Surtout que ça apporte du bonheur.
Quand tu vois les gens qui ont la banane et tout...
Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour les 20 prochaines années ?
ARTERY : Joyeux Noël. Une plus grande scène ici peut-être. Voilà. Passer la cathédrale, donc. Juste derrière la cathédrale.
Un peu plus au fond, quand même. Proche des... Il y a des gros arceaux.
En espérant que ce soit... En espérant que ce soit dans... Dans moins de 10 ans, quand même, mais... On verra. Rob Alford le fait, je ne vois pas pourquoi je ne le ferai pas. Ce n’est pas facile, pour fêter la retraite.
Donc de ses concerts, les lives, les grosses scènes. C'est vrai que l'année dernière, on a fait le Festival 666, où on a partagé l'affiche avec Testament. C'était incroyable de croiser les Cradle of Filth, après Novelist, le réalisateur, qui sont sur le Main Stage.
C'était incroyable. On les voit arriver, ils nous passent à côté, on les dit bonjour. On est des gosses, en fait.
J'ai tenu la b*te à Danny Filth dans les chiottes. Ah oui, j'ai vu Danny Filth sortir des toilettes, mais c'est... J'ai croisé dans les chiottes. Ça parait incroyable de vivre ça, et le but, c'est de vivre ça plus souvent, de balancer le plus d'énergie possible. Et là, ils sont dissipés. Voilà ce que je vis. Donc ouais, à fond des concerts, des grosses scènes, si possible. Et le maximum d'énergie à mettre en live, même s'il fait extrêmement chaud. Mais ce n’est pas grave.
Ok, super. Merci beaucoup. Merci pour la bonne humeur. Bonne continuation pendant encore 20 ans, et à bientôt sur les routes.