Entre les doigts, l’album s’ouvre comme un vieux roman qu’on n’oserait pas toucher de peur de gâcher l’histoire. "Wonderland", c’est d’abord un cocktail explosif de heavy metal et de prog : des riffs tranchants, des solos de guitare qui te font tourner la tête, et ces claviers omniprésents qui donnent l’impression que le groupe joue dans une autre dimension. L’album balance entre complexité et efficacité : chaque mélodie semble tissée pour accrocher l’oreille, mais sans jamais te perdre dans des circonvolutions inutiles. Les riffs sont entraînants, et pourtant, ils ne sacrifient jamais la puissance. On sent que Crowne sait manier l’adrénaline et le calcul mélodique avec la même précision.
Mon coup de cœur ? "Warlords of the North". Ce morceau est un pur concentré de prog métal, avec des solos de guitare qui te transportent, qui te racontent une histoire à eux seuls, comme si le temps se dilatait entre chaque note. Et puis il y a "Goodbye", une ballade simple, directe, mais d’une grande beauté. C’est le moment où le masque tombe et où tu réalises que derrière les riffs et les solos, il y a des émotions, pures et crues...
Au final, "Wonderland" n’est pas juste un album : c’est un road trip sonore, un peu violent, parfois contemplatif, toujours captivant. Pour qui aime le métal, le prog, et un peu de folie dans ses oreilles, Crowne a livré ici un disque qui frappe fort et reste fort intéressant !