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Wilderness Of Mirrors

Blood Potatoe
Journaliste

Myrath

Alliant tradition et modernité, ''Wilderness Of Mirrors'' surprend par sa richesse musicale et sa qualité d’interprétation. Du grand art, assurément.
10 titres
Metal Progressif
Durée : 47
Sorti le 27/03/2026
173 vues
Que de chemin parcouru pour Myrath depuis ses débuts il y a vingt-cinq ans maintenant. De curiosité exotique, les (franco)tunisiens sont devenus des incontournables de la scène metal symphonique. Et ce n’est pas leur dernier opus en date qui viendra contredire ce fait.

Deux ans après un ''Karma'' qui voyait le groupe élargir son répertoire et ses ambitions artistiques pour un résultat pas complètement convaincant, ''Wilderness Of Mirrors'' vient confirmer cette tendance mais avec bien plus de réussite. Puissante, racée, entrainante, cette septième offrande est bien mieux maitrisée que son prédécesseur, ce qui la rend d’emblée addictive.

Introduit par une ambiance teintée de féerie, 'The Funeral' rentre dans le vif du sujet via un metal puissant à l’ambiance cinématographique prononcée. Sur de solides fondations rythmiques viennent se poser des mélodies imparables et des éléments orchestraux qui font de cet opener une pièce lumineuse et séduisante.

'Until The End', qui mêle riffs modernes et sonorités arabisantes, s’enorgueillit de la présence vocale d’Elise Ryd (Amaranthe) pour une prestation des plus remarquables. A ses côtés Zaher Zorgati nous régale de son talent et démontre quel chanteur exceptionnel il est.

Modulant entre puissance débridée ('Breathing Near The Roar') et registre plus intimiste (l’émouvant 'Soul Of My Soul'), il fait preuve d’un incroyable feeling sur 'Les Enfants Du Soleil'. Doté d’un superbe pont orchestral et sublimé par la chorale des petits chanteurs de Saint Remy de Provence, ce morceau prend des atours de comédie musicale rappelant le Cléopâtre de Kamel Ouali.

Cet aspect est encore renforcé par l’unité des morceaux, aux structures finement élaborées et par un track-listing intelligemment pensé. Accroche est le maitre-mot de cette cuvée 2026 tant les riffs et les arrangements semblent couler de source, procurant de ce fait un plaisir d’écoute intense à l’auditeur.

'Still The Dawn Will Come' et 'Edge Of The Night' synthétisent on ne peut mieux la rencontre orient/occident, guitares sous-accordées et musique traditionnelle s’accouplant en une parfaite osmose.

Si 'Echoes Of The Fallen' s’inscrit dans une veine résolument moderne, 'The Clown' se pare d’effluves eighties qui vont faire regretter aux plus anciens cette décennie dorée. Pattern de batterie et chant en mawwâl font de ce titre un véritable bijou, qu’on espère voir joué sur la prochaine tournée tant il se prête à une interprétation live.

Apothéose de ce septième long, 'Through The Seasons' prend des allures de rock opera par sa construction et la richesse de son instrumentation (chœurs, piano, guitare sèche, darbouka). Belle façon de clôturer une œuvre qui n’a pas fini de faire parler d’elle.