On a souvent tendance à ronchonner sur l’avenir du rock, à pleurer nos légendes disparues (et l’année 2025 n’a pas été tendre de ce côté-là) en se demandant qui ramassera le flambeau. Et puis, au détour d’une écoute, on tombe sur Darkrose. Ces "minots" originaires des Alpes, formés au lycée en 2022, viennent nous rappeler que la valeur n’attend pas le nombre des années. Et croyez-en un vieux de la vieille : ça fait un bien fou.
Une maturité qui surprend
Dès les premières notes de ce premier album, sobrement intitulé « What’s Next », on est frappé par une chose : la voix de Maya. Oubliez son jeune âge, on est ici face à un timbre soul d'une maturité déconcertante qui donne au groupe une signature immédiate. Elle est épaulée par une équipe qui en veut : Liloue à la gratte (dont les solos, bien que trop rares, vous font lever un sourcil d’admiration), Nora à la basse, Manfred aux claviers et Adrien derrière les fûts.
Quelques péchés de jeunesse, et alors ?
Tout n'est pas encore parfait, certes. On sent parfois l’influence de la génération Måneskin pointer le bout de son nez, et certains nappages de claviers auraient gagné à être un peu plus discrets pour laisser respirer l'ensemble.
Mais, ces petits "couacs" sont balayés par une envie de bien faire qui transpire à chaque morceau. C’est frais, c’est survitaminé, et ça fleure bon le rock qui ne demande qu'à exploser sur scène.
Le verdict : On en redemande
Entre rock moderne et hard rock pur jus, Darkrose cherche sa voie et finit par la trouver au fil des dix titres de l'album. On se surprend à dodeliner de la tête, et quand le silence revient à la fin du disque, on se dit : "Déjà ?". C’est le signe qui ne trompe pas.
Pour un groupe français qui débute, Darkrose montre déjà de sacrés biscoteaux. Un premier essai plus que prometteur qui nous fait dire que, finalement, l’avenir du metal est entre de bonnes mains.
Le point fort : Le timbre de voix unique de Maya et des titres taillés pour le live.
À améliorer : Alléger un peu les couches de claviers pour laisser plus de place aux solos de Liloue.
Conclusion : Un vent de fraîcheur alpine qui fait du bien aux oreilles !