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We Disapear

Herger
Journaliste

Hegemone

Les polonais ont réussi un album de très bon niveau, mêlant tout les styles extrêmes.
6 titres
Post Metal/Sludge/Black
Sorti le 18/05/2018
6849 vues
Musicalement, la Pologne ne se résume pas qu'à Behemoth et Graveland en black ou Vader en death. De nouveaux groupes commencent à émerger, tels MGLA, ou pour cette chronique Hegemone, qui édite ‘'We Disapear''. C'est leur seconde production après un premier album de très bonne qualité. Ici, le groupe s'est surpassé pour notre plus grand bonheur grâce à son mélange black, sludge et post métal.

Hegemone nous balance dans la face 6 titres divers et magnifiques.

''Mara'' débute par une longue de montée en puissance avec des superbes lignes de gratte, pour culminer sur un passage sludge qui me fait penser à un de mes groupes préférés, Amenra.
Le morceau se poursuit sur des lignes proches du spleen. Un début en fanfare avec un chanteur au chant écorché et désespéré.

Le titre suivant se nomme ''Facture'' et s'aventure vers des contrées black. Les riffs y sont rapides et linéaires, lui donnant un caractère froid et hypnotique. La voix est toujours désespérée. Changement d'atmosphère en milieu de morceau, avec un passage dans un registre pagan folk, où la guitare se fait acoustique, la batterie tribale et la voix païenne. Puis les sonorités black reviennent, avec des notes de claviers en toile de fond.

''Raising Barrows'' démarre encore par une introduction de toute beauté qui précède des lignes de grattes lancinantes et mélancoliques. Puis arrive sans coup férir un passage plus furieux où se mêlent des riffs dissonnants et des schémas plus graves qu'à l'accoutumée. Il se finit par des grattes à l'ambiance glaciale et ces schémas au désespoir palpable.

''M'' est proche d'une musique ambiante, qui se prolonge sur des riffs lourds en mid tempo. Le groupe décide d'accélérer le propos en nous proposant des riffs accrocheurs qui se mêlent par la suite à des passages post métal à l'ambiance mélancolique, où la basse est fortement présente. On revient vers des territoires plus rageurs en fin de titre où les screams font encore merveilles.

''Xah Tah'' démarre par une intro mêlant claviers ambiants et arpèges métalliques. La suite du morceau reste dans la même optique : tristesse et désespoir, dans un registre post métal, qui se finit sur un déluge de riffs. Le tout se conclut par un passage avec une voix féminine à cappella, mêlée à des choeurs.

Enfin le gros pavé de l'opus, ''Tahipi'', qui part sur des riffs black dans la grande tradition d'un Drudkh. Les schémas se font malsains. Le morceau se poursuit sur le même rythme avec des riffs différents mais tout aussi réussit. On revient ensuite vers des choses plus lourdes, au climat proche du sludge et du postcore. Un passage plus atmosphérique à l'ambiance froide donne l'impression de se trouver dans un album de pagan, puis le morceau se finit sur un mélange de claviers et de riffs hypnotiques et glaciaux.

Les polonais ont réussi un album de très bon niveau, mêlant tout les styles extrêmes.