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We Are The Gods That Tear Ourselves Apart

Blood Potatoe
Journaliste

Necrotted

Avec ''We Are The Gods That Tear Ourselves Apart'', Necrotted s’en vient récurer les oreilles des amateurs de brutal death avec un plaisir non feint.
10 titres
Death Metal/Deathcore
Durée : 31
Sorti le 24/04/2026
25 vues

Necrotted, sympathique formation allemande originaire d’Abtsgmünd, sévit depuis dix-huit ans sur la scène du brutal death européen, aux côtés d’autres esthètes du genre tels Cytotoxin, Aborted ou Benighted.
''Imperium'', leur précédente réalisation, ayant fait forte impression, il nous tardait de jeter une oreille sur ce sixième opus.
Après la courte intro 'Apotheosis', 'Zeitenschlächter' lance les hostilités sur un tremolo aux influences black très marquées, ce qui surprend au premier abord. Mais chassez le naturel et il revient au triple galop, voire plus vu le nombre de parties blastées ici présentes. Fabian Fink éructe toujours avec la même intensité, son chant apportant un degré de violence supplémentaire à des compositions qui n’en manquent déjà pas.
Soucieux de ne pas lasser ses auditeurs dès la seconde piste, le combo a la bonne idée de varier ses tempi, alternant vélocité extrême et lourdeur pachydermique, apportant de fait un contraste fort à propos et rendant l’écoute du cette galette bien plus attractive.
Rigueur allemande oblige, les riffs sont millimétrés et la section rythmique carrée dans une optique d’efficacité optimum. Quelques soli viennent tout de même apporter une touche d’excentricité sur 'Deus Ex' et 'Radiant Ransom'.
La mélodie s’invite également sur 'The best And The Worst Of Times', apportant une respiration bienvenue entre les bourrins 'Circus Sapiens' et 'Holy Shit Talker'.
Sous leur apparente froideur, les Allemands sont des gens conviviaux qui n’hésitent pas à partager leurs centres d’intérêt avec d’autres passionnés. La bande à Fabian ne faisant pas exception à la règle, elle a fait appel à quelques amis de la scène extrême pour enrichir ses compos. Lukas (Mental Cruelty) ouvre le bal en gonflant les refrains de 'Zeitenschlächter' de sa douce voix éraillée. L’infatigable Swen de Caluwe (Aborted, Coffin Feeder) donne du growl sur le bourrin 'Deus Ex'. Le Distant Alan Grnja s’impose sur le neo death 'Fat God'. Last but not least, les sympathiques Gutalax viennent égayer 'Holy Shit Talker' de grunts bien cochons.
'Gottgeburt', growlé dans la langue de Goethe s’en vient refermer cette cuvée 2026 sur une note positive, les Teutons demeurant une valeur sure de la scène death actuelle.
Dense mais suffisamment court pour ne pas lasser sur la durée, ''We Are The Gods That Tear Ourselves Apart'' devrait ravir les fans du combo, ce qui est bien l’essentiel.