Wars est un groupe post-hardcore venant de Rugby en Angleterre formé en 2015. Ce groupe récent s'est fait connaître par le e.p. « And So The Sea Will Claim Us All ». En Angleterre Rock Sound et Metal Hammer le classeront très bien lors des référendums pour l'année 2015. Il faut bien avouer que le metal-core en général est assez populaire là-bas.
En 2016 Wars signe avec Spinefarm Records et enregistre son premier album avec Matt O'Grady (Architects, Deaf Havanna, etc...). La masterisation est confiée aux U.S.A. dans les mains d' Alan Douche (Every Time I Die, Converge, etc...) et c'est finalement en cette fin de janvier que sort « We Are Islands, After All ».
Petit coup de gueule en passant comme à chaque fois que nous recevons des mp3 de qualités médiocres sans aucuns titres de chansons. Il y a mieux pour promotionner un groupe, heureusement le fait n'est pas courant.
Pour commencer par les points positifs notons cette pochette originale très bien réalisée, chapeau à l'artiste et au groupe de l'avoir choisie. Le titre de l'album est également bien trouvé et pas courant dans le style. Malheureusement pour l'originalité nous nous arrêterons là. Une fois l'opus lancé nous sommes dans ce qui se fait de plus traditionnel dans le metal-core. Non seulement le scream des couplets est attendu mais cette manière énervée de le pratiquer arrive assez rapidement à nous... énerver ! En même temps l'avantage est pour le groupe puisque ce scream diffère vocalement des autres groupes où de nombreux chanteurs se ressemblent.
Une fois habitué aux screams vient le traditionnel défaut des refrains mélodieux qui font retomber la sauce. Pas à cause de la voix claire qui assure assez bien. Pas non plus à cause des mélodies qui sont parfois assez accrocheuses sur des titres comme « That By Discord Things Increase », « The Art Of Not Knowing » ou encore « Hailing Distance ». Le problème est qu'un refrain devrait faire l'accroche mais qu'il en est incapable quand il y a une telle perte de puissance par rapport aux couplets.
Le dernier titre « Charcoal Days » qui est beaucoup plus calme et tout en chant clair est bien plus cohérent que le reste de l'album mais n'a rien de metal sauf que... Il est minuté de 13'30'' mais se termine après 3 minutes. Allez donc à la onzième pour découvrir le bonus.
Musicalement le groupe tient la route, il y a surtout dans les couplets de bons riffs bien pondus et notre sévérité n'est pas spécialement tournée contre le groupe lui-même mais plutôt contre le style qui a l'air de tourner en rond en nous apportant d'innombrables groupes du genre pratiquant tous la même recette.
Le fan de metal-core trouvera l'album valable mais les personnes réfractaires au genre ne changeront pas d'avis à l'écoute de ce cd. Bref le mieux est de vous faire votre propre idée, pourquoi pas avec le titre « That By Discord Things Increase » qui est pour nous le meilleur de l'album.