Le Rock et le Jazz sont deux genres complémentaires qui se fondent à merveille l’un dans l’autre. Je suis toujours curieuse lorsque j’entends parler d’un album qui les mélange, et cette fois encore la curiosité m’a emmenée vers un opus qui mérite amplement une présentation sur United Rock Nations !
Derrière ‘’Vortex’’ se cachent de grands musiciens à propos desquels il y a bien des choses à dire ! Derek Sherinian a été élu le ‘’plus grand claviériste du 21ème siècle’’ et le ‘’8ème plus grand de tous les temps’’ par Prog Magazine. Il est accompagné d’invités tels que Zakk Wylde (guitariste de Black Label Society et anciennement Ozzy Osbourne), Michael Schenker (guitariste du groupe au nom éponyme), Joe Bonamassa (guitariste et chanteur américain de blues Rock chez Black Country Communion), Steve Stevens (guitariste et auteur-compositeur américain connu pour ses nombreuses associations à des groupes notables), Ron 'Bumblefoot' Thal (compositeur, chanteur et guitariste qui a joué pour Guns N’ Roses), Nuno Bettencourt (guitariste et compositeur qui a participé à des projets musicaux notables) et Mike Stern (guitariste américain de Jazz fusion qui s'est fait connaître en jouant avec le groupe Blood, Sweat and Tears). De plus, Simon Phillips (Toto, The Who et Michael Schenker), collaborateur de longue date, a travaillé en étroite collaboration avec Sherinian sur ce nouvel album. En très bref : des musiciens avec de l’or au bout des doigts pour des productions qui présagent d’ores et déjà du très très bon !
L’équipe étant désormais présentée, passons aux morceaux ! Derek présente cet opus comme la suite de ‘’The Phoenix’’ sorti en 2020. Au cœur de ‘’Vortex’’, 8 titres sont construits sur un son qui mélange le Rock à des éléments de Funk, de Blues, de Prog et de Jazz, le tout dans des tonalités pesantes.
Les mélanges musicaux sont d’ailleurs la force de cet album, de l’ouverture avec ‘’The Vortex’’ et son aspect 70’s, aux grooves souples et lourds du piano de ‘’Scorpion’’, en passant par le très funky ass-shaker ‘’Key Lime Blues’’, jusqu’au final long et complexe d’‘’Aurora Australis’’.
Nous ne restons jamais sur un style très longtemps, au contraire, nous voguons constamment. ‘’Die Kobra’’ en est l’image parfaite : d’une durée plutôt longue, une musique à la sauce orientale alterne ou se fond dans des airs de Rock saturé et joués sans pitié. Le tout crée un mariage sonore qui étonne autant qu’il entraîne le mouvement. Je pense également à ‘’Seven Seas’’ et son côté Jazz imprévisible qui se mêle à merveille à l’instru Rock déchaînée et saturée qui fait volontiers headbanger.
L’humeur des morceaux est tantôt joviale, à l’image de ‘’Nomad’s Land ‘’ et sa part belle au Jazz et à la Synth Wave, tantôt sombre, à l’image de ‘’Scorpion’’ qui n’est pas sans rappeler l’ambiance du Dark Jazz.
Enfin, une telle richesse musicale va de pair avec une bonne énergie et c’est en effet le cas : il y en a du début à la fin ! De plus, combinée à la virtuosité des musiciens, l’écoute est un véritable plaisir qui se savoure à chaque note du clavier, à chaque riff et à chaque coup de batterie.
En somme ‘’Vortex’’ présente un ensemble de morceaux qui glisse dans les oreilles tant la composition est parfaite, les jeux impeccables et la rythmique prenante. La virtuosité des artistes rend l’écoute incroyablement saisissante.
Derek Sherinian a toujours visé haut dans ses projets et celui-ci, égal aux productions passées, est réussi haut la main !
L’écoute de l’album étant déjà terrible, je suis curieuse de voir ce que cela donnera lors des quelques concerts qui seront joués cet automne !