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Violence Prevails

Blood Potatoe
Journaliste

Chemicide

Avec ''Violence Prevails, Chemicide'' poursuit son exploration du thrash old-school via un disque sympathique mais qui manque d’originalité.
11 titres
Thrash
Durée : 38
Sorti le 28/02/2025
345 vues

-Salut, on s’appelle Chemicide, on vient du Costa Rica et on fait du thrash old school. On serait ravi de vous présenter notre dernière galette.
-Prenez un ticket et allez au bout de la file, derrière les 365 groupes qui vous précèdent. Votre temps d’attente est estimé à un millier d’heures.
Eh oui, pas facile d’être revival en 2025, quand ça fait déjà vingt-cinq ans que les Municipal Waste et consorts ont dépoussiéré le genre pour le remettre au gout du jour. Le quatuor de San José n’est pourtant pas novice en la matière. Formé en 2008, il est déjà l’auteur de quatre albums plutôt plaisants mais qui ne se distinguent pas par leur originalité. ''Violence Prevails'' va-t-il changer la donne ?
'Do As I Say Not As I Do', qui ouvre ce cinquième long, pourrait nous le laisser croire. Brulot thrash pur jus, il constitue un excellent opener avec son rythme up-tempo qui donne envie de retourner le salon. Les guitares tronçonnent du riff comme Leatherface des ados texans, la basse gronde et granule à en faire péter les cordes et la batterie manie le tempo comme Bruce Lee ses nunchakus.
'Red Giant' ralentit quelque peu la cadence, gagnant en puissance ce qu’il perd en vélocité. Doté d’un groove pas désagréable, il a ce petit quelque chose de Slayer qui caractérisait les compos d’Araya and Co.
La suite s’avère malheureusement plus convenue et navigue entre école américaine (Exodus en tête) et européenne (l’ombre de Kreator plane sur plusieurs pistes). Loin d’être mauvaises, les compos manquent juste de ce brin d’originalité qui nous ferait apprécier l’écoute sans se demander à quel combo tel plan fait penser.
Le groupe se rattrape tout de même via quelques soli endiablés, à l’instar du morceau-titre.
La piste la plus marquante s’avère d’ailleurs le boulet hardcore 'That’s Right, We’re That Spic', avec ses chœurs virils sur les refrains et son urgence quasi punk.
Cette cuvée 2025 se referme sur deux reprises, un '72 Seasons' des Four Horsemen presque plus sympa que l’original et le très court 'Hear Nothing, See Nothing, Say Nothing' des vétérans Discharge.