Avec cette nouvelle galette, les maitres du beatdown hardcore que sont Lionheart prouvent une nouvelle fois que le terme de « compromission » ne fait pas partie de leur vocabulaire.
Quatre ans après « West coast III », les californiens de Lionheart sont de retour avec un nouvel album de derrière les fagots. Intitulé « Valley of death II », il se veut la suite logique de leur disque sorti en 2019 (« Valley of death »). Plus que jamais, le quintet d’Oakland démontre sa maitrise dans l’art du beatdown hardcore. Fureur, intégrité et groove : Telle est la trinité des fauves indomptables de Lionheart.
En effet, les Américains perpétuent la tradition du hardcore crossover avec des morceaux aussi courts que directs. A l’instar de leurs compatriotes de Hatebreed, ils ont fait le choix de mettre une bonne dose de metal ainsi qu’une pincée de hip hop dans leur hardcore pour lui donner un peu plus de consistance.
Dès les premiers accords du titre « Bulletproof » qui ouvre les hostilités, le groupe annonce la couleur. Nul besoin de tourner autour du pot : Lionheart est au hardcore ce que le catch est aux sports de combat. Si leur musique ne révolutionne pas un genre déjà bien codifié, elle n’en est pas moins diablement efficace !
La boucherie continue de plus belle avec le féroce « Chewing through the leash feat kubl ». Puis, le groupe affirme son attachement aux mélodies héritées du hip hop avec le très groovy « Ice cold ». Sans jamais ralentir le tempo, Lionheart enchaine ensuite des morceaux qui feraient presque passer Agnostic Front pour de la brit pop sirupeuse et inoffensive.
De « Valley of death II » à « Release the dogs » en passant par « Roll call », on plonge dans un univers hostile et urbain qui sent bon la sueur et le sang. Avec « In love with pain », Lionheart en remet une couche sans jamais s’embarrasser de fioritures. On est dans la violence primale et l’énergie à l’état brut comme le démontre avec brio le morceau « Death grip feat A day to remember » qui vient clore cette ultime démonstration de force du groupe d’Oakland.
Avec cette nouvelle galette, les maitres du beatdown hardcore que sont Lionheart prouvent une nouvelle fois que le terme de « compromission » ne fait pas partie de leur vocabulaire, ce qui fait d’eux un pilier du genre. Un must pour les fans de Terror, Hatebreed ou Madball !