''Until The Night'', deuxième opus des Californiens New Skeletal Faces, mêle habilement heavy classique, post-punk et metal extrême des années 80 pour un rendu agréablement surprenant.
Formé en 2017 sur la côte ouest des Etats-Unis, New Skeletal Faces est un power trio qui pratique une musique hybride difficilement classable. Après un ''Celestial Disease'' de bonne facture, les Américains nous reviennent avec ''Until The Night'', leur deuxième format long. Mélangeant heavy metal traditionnel, post-punk et black primitif, les compositions sont clairement ancrées dans les années 80. Elles auraient pu être l’œuvre d’un supergroupe composé de Steve Harris, Geordie Walker et Fenriz, ce qui n’est pas un mince compliment. 'Zeitgeist Suicide' sonne comme du early Killing Joke. 'Until The Night' fusionne Iron Maiden et The Cure. 'Ossuary Lust' ressuscite la basse claquante de Martin Ain (Celtic Frost) alors que 'Enchantment Of My Inner Coldness' convoque le Type O Negative des années 2000. Enfin, 'Raise The Dead', reprise honorable de Bathory, a ce côté sale de Beherit période ''Oath Of The Black Blood''.
La grande force de cet opus, qui ne tombe jamais dans le plagiat malgré des référence évidentes, est d’avoir réussi à synthétiser ces dernières, plongeant l’auditeur dans un plaisir nostalgique qui ne le quittera plus trente-huit minutes durant.
Seul bémol, le chant criard et haut perché du vocaliste. Quelque part entre Nubivagant et Confessor, il peut s’avérer clivant sur la durée. On notera des intonations à la Jello Biafra sur 'Wombs' et 'Enchantment Of My Inner Coldness'.
Au final, ''Until The Night'' s’avère un album d’une grande maitrise, qui se découvre et s’apprécie au fil des écoutes. Il nous tarde de voir ces compositions prendre vie sur scène.