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Until The Last Breath

Blood Potatoe
Journaliste

Primal Age

Avec ''Until The Last Breath'', Primal Age nous inflige une sévère correction auditive, avec toujours ce sens de l’accroche qui lui est propre. LA claque du mois.
10 titres
Metal Hardcore
Durée : 33
Sorti le 23/05/2025
504 vues
A l’instar d’un Slayer, Primal Age est de ces formations dont on attend chaque nouvelle offrande avec un sentiment d’impatience et d’appréhension mêlés, tant les œuvres précédentes ont placé la barre haut.

En trente années d’existence, le combo ébroïcien s’est forgé un solide palmarès via plusieurs EP et albums, et compte plus de mille dates sur différents continents. Ayant passé l’année 2024 à composer et enregistrer, voici les Normands de retour avec ''Until The Last Breath'', leur quatrième long format.

'Empire Will Always Fail' rassure d’entrée de jeu sur les intentions du gang : ça démarre vénère, accélère sans prévenir, écrase avec délectation, frappe, tape, bastonne et breake à la fin, le temps de relever les corps.

'False Pretense' embraye sans temps mort, alterne les tempi et les riffs assassins, avec toujours ce sens de l’accroche qui donne envie de slammer sur la commode et se jeter contre la télé.

Les cassures rythmiques sont judiscieusement placées, entre furieuses envolées blastées et mosh parts appuyées. De légères sonorités death viennent colorer 'The Meaning Of Life' et 'Undisguided Shame'.

Les guitares sont incisives et d’une rare vélocité (ah ce solo sur 'Wall Of Stone' !) soutenues par une section rythmique au carré.

L’instrumental 'Madness' fait écho à 'The Downside Of Progress' du précédent album. Dénué de saturations, il dégage un charme suranné proche d’un 'Fade To Black' et apporte un répit auditif bienvenu avant la reprise des hostilités.

Le chant d’écorché vif de Didier Cauchois fait toujours merveille et semble imperméable au temps qui passe (il faut voir la performance du bonhomme sur scène !). Les textes sont éructés avec une colère non feinte cependant maitrisée. Les chœurs, réguliers, apportent un contrepoint mélodique qui enrichit encore le propos musical du quintette.

Rien à ajouter si ce n’est qu’en 33 petites minutes la messe est dite, l’autel débarrassé, la soutane rangée. Il nous tarde de voir ces morceaux portés sur scène, nous prendre une méga gifle et tendre l’autre joue dans un élan de bonheur masochiste !