One Last Shot a pris du plaisir à remanier (à sa sauce) tous ces classiques. Voilà un très sympathique EP qui, on le souhaite vivement, est annonciateur d’un véritable long et deuxième méfait. A bon entendeur les garçons.
Cela fait maintenant quelques piges que l’on suit One Last Shot. Depuis leur début (l’EP « First Gear » de 2015) et surtout leur premier effort longue durée (« Even Cowboys Have Sundays » de 2017), on ne pense que du bien de ces « 5 gars élevés au trash des 90’s qui jouent du Dust Metal » (c’est leur bio qui le dit).
Alors qu’on se désespère du second opus studio, le quintette nous revient avec un format court composé uniquement de reprises. Malgré deux changements de musiciens en 2019-2020 et l’arrêt des concerts imposé par ce satané covid, le combo est tout de même resté actif.
Ce présent « Undercover » est donc le regroupement de cinq revisites enregistrées ces trois dernières années.
Au programme, dix-huit minutes de pur kiff. Ne s’interdisant rien, les Shots ont pioché dans différents univers. Le cultisme titre de Led Zeppelin ('Whole Lotta Love' et son riff de légende) est ici « métallisé » avec respect mais aussi avec une vraie personnalité propre. On n’est pas sur du copier-coller sans âme. Quel panard.
Ouvert musicalement, OLS a choisi de s’attaquer à un tube de la chanteuse Pop P!nk ('Sober'). Mêlant énergie (et tempo) punk, cette adaptation énervée déchire. Un (excellent) contrepied s’ensuit avec la relecture énergique du hit synthpop de Michael Sembello ('Maniac', bande originale du film « Flashdance »). Toutes guitares dehors pour accompagner le chant éraillé de Sky, encore une bastos pour caresser nos cages à miel.
Pour les deux dernières pistes, la formation française à l’esprit à la fête. Si la rythmique bien grasse est de sortie pour la réappropriation Metal Rock furieuse de Queen ('Fat Bottom Girls'), c’est un vent frais et plein de groove qui est soufflé sur un hymne de Creedence Clearwater Revival ('Up Around The Bend').
Il est clair que pour ce tonique « Undercover », One Last Shot a pris du plaisir à remanier (à sa sauce) tous ces classiques. Voilà un très sympathique EP qui, on le souhaite vivement, est annonciateur d’un véritable long et deuxième méfait. A bon entendeur les garçons.