Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Ulsect

Shades Of God
Journaliste

Ulsect

Maitrisé de bout-en-bout, cet éponyme a une classe qu'on ne rencontre pas régulièrement.
8 titres
Death Technique
Durée : 42
Sorti le 12/05/2017
9098 vues

Formé par deux membres de Dodecahedron et un ex de Textures, Ulsect nous vient tout droit d'une partie de l'Europe que l'on oublie trop souvent lorsqu'on parle de Metal Extreme. En effet, Ulsect est originaire des Pays-Bas, et ce n'est pas si souvent que la patrie des Tulipes est mise en avant. Pourtant de grands noms de la scène y sont issus, jugez plutôt : Pestilence, Asphyx, Sinister, Gorefest, Hail of Bullets, ou Encore God Dethroned. Plutôt pas mal, non ?

Ulsect livre ici son premier album, et sans passer par la case EP ou l'autoproduction, puisque les Bataves ont les honneurs et la confiance de Season of Mist. On imagine sans peine que ce groupe a un potentiel certain si ce grand label s'intéresse à eux. Le peu de doutes qu'il pouvait y avoir est vite levé par une écoute complète du disque. 8 titres, 42 minutes de Metal Extreme torturé, étouffant, violent, à la limite du mystique. Ulsect fait dans un style qu'il définit lui-même comme étant du Post-Death Metal aux tonalités sombres, dense, à l'atmosphère lumineuse. Durant presque trois quand d'heure, les Hollandais vont délivrer une performance quasi sans failles, où se mêlent de terribles blasts et des parties d'une lourdeur apocalyptique, ainsi que des passages proches du Death Technique. Parmi les pistes incontournables de cet album éponyme, on peut citer Our Trivial Toil et ses nombreux changements de rythmes mais également le très atmosphérique Moirae, ainsi que le puissant Unveil qui s'avère être un vrai rouleau compresseur. Le son est brut, l'attaque des riffs violente, et pourtant Ulsect ne perd jamais le fil conducteur de ce morceau aux multiples facettes, comme l'est l'album dans son ensemble.

Si effectivement on reconnait quelques influences de Dodecahedron, des derniers Gorguts, voire Septic Flesh sans l'aspect symphonique, et même quelques touches du vieux Gojira, on remarque également qu'Ulsect possède déjà sa propre identité et ses propres codes. D'autant que rien n'est laissé au hasard aussi bien musicalement que dans la production et même dans cet atwork assez étrange mais qui colle parfaitement à l'univers développé. Ulsect parvient non seulement à capter l'auditeur mais également à l'emmener avec lui dans un étrange de voyage mystico-spirituel où, soyons francs, il est difficile de revenir indemne tant les sonorités sont agressives et noires.

Pour une première sortie, Ulsect frappe fort. Le groupe pourrait bien s'imposer comme l'une des réussites de ce premier semestre dans la catégorie Extreme. Maitrisé de bout-en-bout, cet éponyme a une classe qu'on ne rencontre pas régulièrement. Une écoute est vivement conseillée, laissez-vous tenter par une aventure d'où il est difficile d'en revenir sans séquelles.