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Tourments

Blood Potatoe
Journaliste

Social Prophecy

Social Prophecy, nouveau venu sur la scène metalcore, surprend avec un ''Tourments'' maitrisé et d’une grande maturité. Un premier essai transformé.
14 titres
Metalcore / Hardcore
Durée : 47
Sorti le 06/03/2026
531 vues

Formé en 2022 dans le sud-est de la France, Social Prophecy est un jeune combo qui pratique un metal alternatif mêlant riffs massifs, refrains mémorables et influences éclectiques. Porté par une chanteuse au registre vocal étendu (alliant chant clair et growls), il s’est illustré par quelques EP’s et prestations scéniques aux côtés de While She Sleeps, Rise Of The North Star ou Blooming Discord.
Récemment signé par le label M&O Music, le quintette revient en ce début d’année avec ''Tourments'', son premier effort longue durée.
A peine le temps de se mettre dans l’ambiance avec le très cinématographique '3 AM' que déboule l’écrasant 'Forever (And A Day)'. Guitares accordées bas, section rythmique en béton armé, chant d’une rare agressivité, ce mid-tempo mise sur la puissance et l’effet rouleau compresseur. Un chant clair sur des refrains plus légers apporte une touche mélodique et un contraste fort bienvenus.
La suite est à l’avenant, les pistes développant un riffing plus proche d’un Dodge Ram que d’une Renault Zoe. Ici les guitares sont lourdes et les fréquences, basses, assurent une assise costaude aux morceaux qui, de ce fait, gagnent en consistance.
On retrouve ci et là des effluves néo-metal du tournant des années 2000, empruntant à Linkin Park ('Resurrected'), Deftones (le plus accessible 'Apart'), voire Limp Bizkit (les saccadés 'Crushed' et 'Jail').
'Eden On Earth' s’en va quant à lui chasser sur les terres du melodeath avec ses riffs tricotés façon Destinity.
Si les tempos lents sont privilégiés, le combo n’hésite pas à briser la potentielle monotonie qui pourrait s’installer au fil de l’écoute. 'Silence' joue le up-tempo, 'Clone' s’emballe sur son final et 'Jail' enchaine les cassures de rythme avec un malin plaisir.
Les arrangements et pistes de clavier, dosés à bon escient, apportent une dimension atmosphérique prégnante, à l’instar de la power ballad 'No Ending' ou du conclusif '534'. L’interlude 'Resilience' permet également à l’album de respirer avant l’assaut final.
Cette collection de quatorze titres prouve une fois de plus que la valeur n’attend pas le nombre des années. Excellement interprété et bénéficiant d’une production soignée, ce ''Tourments'' s’avère une excellente cuvée. Tout juste lui reprochera-t-on une certaine linéarité dans la structure des morceaux, qu’on aurait aimé un peu plus diversifiés. Mais pour un premier essai la barre est haut placée et nul doute que le quintette saura, par la suite, confirmer. C’est tout le mal qu’on leur souhaite.