This Is The Sound
The Effigy
Journaliste (Belgique)

CELLAR DARLING

«Cellar Darling n'est pas un grand de demain car il est déjà un grand d'aujourd'hui ! Coup de coeur intégral !»

14 titres
rock-metal
Durée: 60 mn
Sortie le 30/06/2017
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Pour certains, le nom de Cellar Darling n'évoque encore rien à leurs oreilles. Et pourtant... Nous retrouvons ici trois personnes ayant déjà connu un beau succès, tourné dans plus de 45 pays sur les 6 continents et vendu pas mal d'albums avec leur groupe précédent. C'est en mai 2016 que Merlin Sutter, Ivo Henzi et Anna Murphy quittent Eluveitie pour divergence d'opinions et conflits d'intérêts. Le mois suivant nos trois compères créent Cellar Darling (titre d'une chanson se trouvant sur l'album solo d'Anna Murphy) et en septembre le groupe publie son premier single « Challenge ». Il ne faut pas longtemps pour qu'il soit signé par Nuclear Blast Records. Il faut dire que les vidéos de « Challenge » et de la face b du single « Fire, Wind & Earth » remportent un franc succès.

Le meilleur restait à présager et aucun doute à ce sujet après de multiples écoutes de ce nouvel album « This Is The Sound » qui sortira ce 30 juin. Nous sommes face à une force créatrice de qualité. Et avant même de parler de l'album, il n'y a aucune hésitation à vous dire que c'est un coup de coeur intégral.

C'est sur le dernier single du groupe que s'ouvre l'album. « Avalanche » sera le mot répété à l'envi d'une manière totalement addictive. La musique et les mélodies vocales nous confirment les déclarations du groupe quand à être des conteurs d'histoire. Le titre est assez calme et mit en musique de façon à accrocher l'auditeur. Le single sortit plus tôt cette année « Black Moon » vient en deuxième position. Une vitesse plus ou moins équivalente mais un rythme plus groovy. Les choix vocaux font encore des merveilles. Les rajouts de chants style indien cadre parfaitement pour hypnotiser l'auditeur.

Ce qui est certain dans les choix du groupe, c'est que malgré certains instruments anciens, tout est fait pour sonner résolument moderne. C'est assez évident sur le titre « Challenge » qui pourrait presque s'apparenter à un slow mais qui reste assez hard dans le riffing. Plus metal sera « Hullaballoo » avec de bonnes parties guitares accrocheuses pour accompagner le chant envoûtant d'Anna. Encore un refrain qui touche l'âme, un break qui transporte, un quatrième hit à la suite.

« Six Days » dégage une sensibilité de conte tragique avec ses parties piano confrontées à des rythmiques presque néo-metal. Le titre est un vrai voyage entre douceur et passages remuants superbement orchestrés. C'est un tempo plus élevé qu'utilise le titre « The Hermit ». Et encore une fois quel refrain mes amis, ce groupe à l'accroche dans la peau. A chaque fois la voix d'Anna touche au coeur et qu'est ce que ça fait du bien bon sang. « Water » passe en acoustique pour une pause tendre et dramatique. Nous retrouvons la face b du tout premier single. « Fire, Wind & Earth »
est assez rythmé musicalement et montre à quel point le groupe assure à tout les niveaux.

« Rebels » quand à lui va vous transporter par delà les monts les plus hauts. Pas moyen de décrocher de ce titre qui est tout bonnement superbe. L'inspiration du groupe pour les refrains qui permettent de vous envoler est imparable. Un vrai don de Dieu, où du Diable... C'est selon ! C'est par la douceur que débute ce titre parfois décalé dans certains passages. « Under The Oak Tree » vous amène vers d'autres contrées. Le groupe reste reconnaissable entre mille mais sait diversifier assez d'éléments pour ne jamais se répéter. Le court « High Above This Crown » est tout aussi beau que majestueux alors que « Supercrusher » se dote d'influences plus métallique. Par moment Anna, qui a pourtant une voix bien différente, me rappelle Anneke Van Giersbergen.

Nous avons un moment plus folklorique avec l'introduction d' « Hedonia ». Déjà de par la langue mais aussi par l'instrumentation. Cela ne restera pas car ce titre devient un vrai morceau de metal avant un retour sur ce moment calme. Les 7 minutes trente ne semblent en faire que trois. Les compositions du groupe passent comme une lettre à la poste. Pour cette fin d'album il est temps de demander la « Redemption ». Comment faire autrement quand celle-ci est si bien interprétée. Un dernier titre, un dernier must.

Il est difficile de conclure quand on est à ce point sous le charme. 14 titres et 60 minutes pouvaient laisser penser que c'était trop. Mais pas du tout. Tout l'album s'avale d'une traite sans aucune lassitude. Rien à jeter puisque tout est bon et envoûtant. Quand un groupe débarque avec un premier album de cette trempe, il ne reste qu'une chose à faire, c'est de se le procurer dès sa sortie. Cellar Darling n'est pas un grand de demain car il est déjà un grand d'aujourd'hui !
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