On ne présente plus le groupe de métal progressif américain, originaire de Hartford, Fates Warning qui du haut de ses 11 albums et plus de 30 ans de carrière, et qui malgré quelques changements de line up au fil des années, ont su conserver un noyau dur composé Joey Vera, Ray Alder, Bobby Jarzombek, et Jim Matheos. C'est avec un douzième opus nommé "Théories Of Flight" que nos ricains reviennent. Sera-t-il à la hauteur de ses prédécesseurs tels que "Night on Bröcken", "Perfect Symmetry" ou encore "Darkness in a Different Light" ?
Ouvrant calmement le bal avec "From The Rooftops", celui-ci offre dès les premières notes une douceur instrumentalisée au millimètre près, partageant de bon riffs de guitare qui à la moitié du titre se déchaîne et nous montre la deuxième facette de nos américains avec une instru plus tranchante aux rythmiques bien chiadées.
Par la suite, des titres tels que "Seven Stars" ou encore "SOS", déchirent d'entrée de jeu l'asphalte, et nous confirme que nos ricains sont toujours autant incisifs et ne manquent pas d'inspiration. Batterie asymétrique, riffs tranchants et basse grondant, un combo gagnant qui arrive à nous embarquer et qui ravira sûrement les fans et adeptes de métal prog.
Rentrant encore plus profond dans le prog avec "The Light And Shade Of Things", Fates Warning avec ce morceau de 10 minutes, monte crescendo en intensité démarrant calmement et partant sur les chapeaux de roue dès la troisième minute dépassée, ils arrivent encore après toutes ces années à donner le meilleur d'eux-mêmes dans chaque album et titre qu'ils composent, réussissent à attirer notre ouïe sur tous les petits détails composant le ou les morceaux.
"Like Stars Our Eyes Have Seen" nous gratifie dans les premières notes d'une douce brutalité nous exposant encore une fois le génie de composition du groupe, arrivant à alterner passages brutes avec d'autre plus doux, mais tout en gardant une dynamique plus que cohérente. D'ailleurs, dans la continuité de ce titre nos américains nous infligent un coup de grâce intéressant avec un second titre de 10 minutes à l'instar de "The Ghost of Home" à 200% métal prog, nous rappelant par moment Rush ... Un chant impeccable, une batterie insaisissable, et bien évidemment des riffs puissants, tranchants et placé à la perfection faisant sûrement de ce titre le tube de cet opus.
En conclusion de cet album plutôt bien conçu, nos américains ont choisi le titre éponyme commençant limite en ballade avec juste guitare et quelques bandes vocales alternées par des passages plus énergiques, l'ensemble restant instrumental, mais même si ce titre dénote un peu par rapport au reste, la douceur et l'ingéniosité de cette composition nous laisse planer.
Avec cet opus, Fates Warning montre qu'ils en ont encore sous le plancher malgré quelques défauts qui n'imputent en aucun cas la qualité de cet album, nos américains réussissent un nouvel essai qui ravira fans, adeptes de prog mais aussi mordus de métal. Un combo gagnant pour un douzième opus claquant. À écouter et à partager, tout le monde y trouvera son compte.