Avec ce second opus, Stargazer se positionne légitimement sur la scène hard rock contemporaine : « The Sky Is The Limit » s'impose autant par ses sonorités rock des plus classiques que par la mélodicité présente dans chacun de ses morceaux.
Stargazer est un groupe de hard rock originaire de Norvège. Depuis le premier album- sorti en 2010 et bien reçu en Europe- le groupe a enchaîné des tournées dans son pays natal, jouant en première partie pour des groupes tels que Nazareth. Neuf ans après, BP Hovik (batterie) et Erik Svendgaard (basse) ont rejoint les deux membres fondateurs, Tore André Helgemo (vocal) et William Ernstsen (guitare). Le deuxième opus de Stargazer, « The Sky Is The Limit » est sorti le 11 octobre dernier chez Mighty Music.
Le titre éponyme, « The Sky Is The Limit » nous plonge immédiatement dans l'ambiance du rock sous son auspice le plus classique : tout, des riffs de guitare qui ouvrent le morceau au rythme déchaîné et vocal rock par excellence, nous plonge dans l'âge d'or du genre des années 1970. Dans le même registre, « Cold as Ice » a pour atout un vocal charismatique qui arrive à porter une instru heavy des plus classiques, un échantillon de hard rock à l'état le plus pur, il suffit d'écouter le solo de guitare qui clôt le titre. Sur un ton plus nostalgique, « So Now You're Leaving » change de dimension, et démontre une belle transformation de vocal de Tore André Helgemo, qui s'adoucit, tout en gardant sa tonalité rock. L'instru suit et devient beaucoup plus mélodique, nous rendant nous aussi nostalgiques du rock tel qu'il se faisait dans les années 1970. Mention spéciale, une fois de plus, au magnifique William Ernstsen et à ses solos de guitare remarquables.
On descend encore d'une marche avec le beau « Come to Me » : l'instru qui s'adoucit encore plus, devenant harmonieuse au possible, accompagnée par un vocal plus que mélodique, une métamorphose des plus belles nous proposant une facette romantique du rock. « Shadow Chaser » revient aux sources : c'est, là encore, un morceau le plus classique du rock mélodique, jonglant entre la dimension la plus heavy et une mélodicité indéniable. Le vocal de Tore André Helgemo est excellent, tout comme les guitares dont les solos nous charment encore. « Lost Generation » se fait plus dramatique, avec un vocal déchirant et un rythme des plus déchaînés. C'est sombre et presque agressif, nous démontrant une autre facette du groupe norvégien. Continuant sur la même lancée, « Racing the Devil » est un morceau instrumental, et sûrement l'un des plus classiques de l'opus, entre les solos de guitare absolument réussis et une batterie tout aussi engagée. Si vous êtes nostalgiques de Led Zeppelin ou de Deep Purple, c'est LE titre à écouter. « Turn Me On Forever » se révolte, sans pour autant s'éloigner des codes classiques du hard rock : notons également la coexistence- paradoxale- d'un rythme débridé, aux guitares déchaînés, et d'une dimension complètement mélodique, nous rappelant presque une ballade.
L'intro de « Sentimental Guy » nous plonge dans une atmosphère qui contredit le titre, avec le vocal toujours aussi charismatique de Tore André Helgemo et une instru qui, une fois de plus, impose une ambiance concert rock des années 1970 (écoutez ce back-vocal !). « Takin' It Slow » est sûrement LE morceau qui honore les solos des guitares, possédant une instru assez complexe et reléguant le vocal au second plan. Clôturant l'opus, « Silenced By The Wind » laisse plus de place au vocal, en gardant une instru sacrément imprégnée par des codes rock des plus classiques, tout comme une mélodicité certaine, qui transperce notamment dans le refrain.
Avec ce second opus, Stargazer se positionne légitimement sur la scène hard rock contemporaine : « The Sky Is The Limit » s'impose autant par ses sonorités rock des plus classiques que par la mélodicité présente dans chacun de ses morceaux.