Pour un premier album c'est un coup de maître. Voilà ce que cela donne quand tous ces esprits se lient : un superbe album inspiré sans aucune fausse note à l'horizon !
La fraternité progressive est un monde restreint où tous se connaissent et travaillent ensemble. Et lorsque ces principaux groupes ne font rien, quoi de mieux que former un super groupe pour passer le temps ? C'est le cas de The Sea Within.
L'instigateur du projet est Roine Stolt (The Flower King, Kaipa, The Tangent et Transatlantic), le frontman Daniel Gildenlow (Pain Of Salvation), son compère Jonas Reingolt (The Tangent), le batteur Marco Minneman (Satriani et Steve Wilson), le claviériste Tom Brislin (Yes et Camel) et enfin le chanteur Casey McPherson (Flying Colors), qui prête sa voix sur quelques titres.
On peut rajouter des guest tels que Jon Anderson et Jordan Rudess. C'est le label Inside Out Music qui a la chance de publier cet album de haute volée, nommé ''The Sea Within''.
Et qu'est ce que donne tout ce petit monde quand il s'unit ? Un des meilleurs albums de progressif de cette année voir le meilleur !
Sur l'ensemble des 14 titres, tous les sens du rock progressif sont mis à l'honneur. On y trouve des références aux plus grands du style comme King Crimson, notamment sur un titre comme ''Ashes Of Dawn'' avec l'utilisation du saxophone ou encore sur ''Time'' avec ce magnifique passage au mellotron qui se prolonge sur un solo court mais intense me faisant penser à l'atmosphère d'un ''Starless'' de King Crimson. Si l'ambiance se veut plus éthérée sur une bonne partie du titre, l'atmosphère se fait plus énergique sur la fin.
Le groupe fait également des références au jazz avec ''An Eye For An Eye For An Eye'' et son passage au piano soutenu par le métronome Marco et la basse de Jonas, dans une pure jam free jazz.
Tout est de qualité, un titre comme ''Denise'' est composé dans un registre plus mélancolique, avec des instruments au diapason de l'ambiance dégagée. Et pour ne rien gâcher, la prestation pleine de nuances de Gildenlow est magnifique.
''Goodbye'' est tout aussi inspiré, dans un registre plus classique pour le style, proche du meilleur de de la grande époque où chaque instrument est mise à l'honneur sur un duo rythmique qui n'a plus à faire ses preuves.
Quant à des titres comme ''Where Are You Going'', ''The Void'' ou le sautillant et festif ''The Roaring Silence'', ils sont tous excellents et sont de purs moments prog. Ils démontrent tous le talent d'inspiration du groupe pour proposer quelque chose mêlant recherche technique et émotions, pour notre plus grand bonheur.
''Sea Without'' est une démonstration (dans le bon sens du terme) où le groupe propose une musique instrumentale concise faisant la part belle à la maîtrise technique.
Et puis ''Brocken Cord'', pièce maîtresse de l'album se divise en deux parties. La première est dans une tonalité à la Beatles alors que sur la seconde, les musiciens sont partis dans des horizons à la Yes. À noter, la présence de Jon Anderson aux choeurs.
Pour un premier album c'est un coup de maître. Voilà ce que cela donne quand tous ces esprits se lient : un superbe album inspiré sans aucune fausse note à l'horizon !