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The Power Of The Nightstar

Enora
Journaliste

Dragonland

"The Power Of The Nightstar" est un album de Symphonic Power Metal qui ne propose rien de plus que des dizaines d'autres albums du même genre ; à vous de voir si vous aimez suffisamment le genre ou pas...
13 titres
Symphonic Power Metal
Durée : 67
Sorti le 14/10/2022
1400 vues

Formé en 1999 en Suède, Dragonland est un groupe de Symphonic Power Metal qui compte cinq albums à son actif : "The Battle of the Ivory Plains (The Dragonland Chronicles Part I)" (2001), "Holy War (The Dragonland Chronicles Part II)" (2002), "Starfall" (2005), "Astronomy" (2006) et "Under the Grey Banner (The Dragonland Chronicles Part III)" (2011). Cela fait donc onze ans que le groupe n'a pas sorti d'album, mais la formation reprend du service avec "The Power Of The Nightstar" !

Comme tout album de Power Metal qui se respecte, celui de Dragonland s'ouvre par 'The Awakening', une introduction racontée à la voix par un homme au timbre grave et rocailleux. Puis le clavier fait son entrée, rapidement accompagné par toute une orchestration qui annonce une suite épique. La batterie énergique de Johan Nunez et un clavier un peu trop old school nous accueillent sur 'A Light in the Dark', un morceau qui a le mérite de véritablement lancer cette écoute. 'Flight from Destruction' bénéficie de la contribution de Tommy Johansson (Sabaton) pour le solo de guitare. En dehors de ça, il s'agit d'une composition qui remplit parfaitement le cahier des charges du genre et qui permet de (re)découvrir le timbre de Jonas Heidgert, moins reconnaissable que ceux d'Andi Deris d'Helloween, d'Hansi Kürsch de Blind Guardian ou encore de Timo Kotipelto de Stratovarius.

Plus atmosphérique, 'Through Galaxies Endless' s'appuie sur une composition stellaire qui invite l'auditeur a se laisser emporter par la rythmique chaloupée et à se plonger dans l'univers du groupe. La basse d'Anders Hammer assure une bonne assise au morceau alors que la voix s'élève. Etrangement, le début de 'The Scattering of Darkness' évoque indéniablement Dream Theater mais, heureusement pour Dragonland, le groupe parvient à ramener le titre dans son style et ne se laisse pas happer par une création impersonnelle. 'A Threat from Beyond the Shadows' incarne à merveille le stéréotype de la chanson de Power : un conte raconté avec des passages parlés et une composition globale tellement joyeuse qu'elle en devient bondissante ; savoir si on aime ou pas est une question totalement subjective mais les cases sont cochées du point de vue de ce qu'on est en droit d'attendre.

Les deux minutes trente d''Aphelion' constituent une sorte d'interlude pas forcément nécessaire d'un point de vue musical mais sans doute pertinente pour la narration que le groupe veut associer à cet album. Après des morceaux trop lisses, Dragonland nous propose 'Celestial Squadron', un titre à l'identité plus marquée que les précédents et qui joue sur une rythmique martiale. On ne s'attarde pas sur 'Resurrecting an Ancient Technology', une composition qui sonne comme une redite des morceaux du premier tiers de "The Power Of The Nightstar", et on passe justement au morceau éponyme. Après près de quarante minutes, c'est bien ce morceau qui nous redonne espoir puisqu'il s'agit d'un hymne fédérateur et fougueux qui incarne bien mieux le message du groupe, tout comme 'Final Hour', que les pâles propositions qui viennent d'être évoquées !

"The Power Of The Nightstar" est un album de Symphonic Power Metal qui ne propose rien de plus que des dizaines d'autres albums du même genre ; un véritable problème alors que le but dans l'industrie musicale actuelle est d'être mémorable et impactant. En plus de ces onze titres, le groupe propose deux morceaux bonus : les neuf minutes de 'Journey's End' et une reprise malheureuse d''Oblivion' que vous connaissez peut être car ce morceau du groupe d'Electro français M83 apparaît dans la bande originale du film "Oblivion" (2013) où il est interprété par l'incroyable Susanne Sundfør.