Ceci étant dit, nous n'avons toujours pas abordé l'essentiel qui nous amène ici, c'est à dire la musique. « The Physical World » est donc l'album de la reformation, le premier depuis 10 ans. D'une durée de 36 mn pour 11 titres autant vous dire que la tradition punk est bien présente avec en prime des guitares très fuzzy dans le pur esprit post-grunge.
Alors certes, la production est sale - volontairement - et beaucoup de titres contiennent des rythmes et des riffs déstructurés. Pour autant, on se surprend à rentrer dans l'univers improbable de ce duo. Tout commence avec « Cheap Talk »: une basse à la Jean-Jacques Burnel (The Stranglers), une rythmique New Wave et un refrain à la Foo Fighters. Les styles se mélangent. Nous perdons nos repères en même temps que nous sommes séduits.
Nous restons dans l'univers Punk Rock / New Wave avec deux titres rapides « Right On, Frankenstein ! » et « Crystal Ball » (ce dernier avec un clavier de fond sur le refrain qui finit par donner une connotation très New Wave).
L'esprit fuzzy des guitares post-grunge est présent dans des titres comme « Virgins », « Always On » ou « Government Trash » .
Deux titres attirent notre attention: en premier lieu, bien sûr, le single « Trainwreck 1979 » et son refrain méga-commercial mais surtout la ballade « White is Red », intense, en mid-tempo, avec un chant en détresse. Absolument sublime.
Death From Above 1979 nous offre avec « The Physical World » un album barré, intense, à la fois Punk, Post-Grunge et New Wave. Une mosaïque sonore conçu dans un univers sombre.
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