Kingcrow signe un excellent album qui démontre que la recherche et l'émotion peuvent être de très bons ingrédients pour composer des titres progressifs.
L'album 'The Persistence' annonce le retour du groupe Kingcrow après trois ans d'absence. Ce groupe italien est originaire de Rome. Il appartient à une grande lignée qui joue une musique progressive dans le prolongement de Le Orme, ou plus récemment Labyrinth. Cet opus est leur septième depuis la création du groupe en 1996.
Les Italiens nous ont composé un excellent album basé sur des lignes de guitare travaillées et aux arrangements aux claviers et pianos pleins de finesse et de délicatesse pouvant prendre parfois des petits airs de musique électro. Ces moments délicats nous font penser aux groupes Anathema, Riverside ou les projets de Steven Wilson voire Paradise. Le tout a vraiment été travaillé comme on peut l'entendre sur certains titres comme 'Father' où la musique a une vraie charge émotionnelle.
Les guitares ne sont pas en reste. Pas très techniques ni avec des plans complexes, mais elles sont recherchées, modernes parfois puissants, mais toujours mélodiques joués en accords ou en arpèges. Pour cela, nous pouvons trouver en 'Every Broken Piece of Me' un très bon exemple de la qualité des passages des guitares. Le groupe possède un très bon chanteur en la personne de Diego Marchesi. Sa voix nous envoie vers des contrées mélodiques qui nous feront penser à certains moments à la voix claire d'un Nick Holmes notamment sur 'Everything '.
On ressent beaucoup d'émotions à l'écoute de l'album et a beaucoup d'impact sur ce qui se dégage des morceaux notamment sur 'Perfectly Imperfect'. On trouve même sur 'Devil's Got A Picture' un passage crié. N'oublions pas de parler du duo avec le chanteur de Pain of Salvation, Daniel Gildenlow, sur le très émouvant 'Night's Descending'.
Kingcrow signe un excellent album qui démontre que recherche et émotion peuvent être de très bons ingrédients pour composer des titres progressifs.