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The Oath of an Iron Ritual

ANIBAL BERITH
Journaliste

Desaster

10 titres
Thrash / Black Metal
Durée : 47
Sorti le 08/04/2016
5745 vues
Voilà près de 30 ans que le groupe allemand Desaster est présent sur la scène du Metal extrême en proposant un black/thrash old school puissant et intemporel. Le quatuor revient nous tordre le cerveau avec ce huitième album ' The Oath of an Iron Ritual ' particulièrement bien abouti. Les allemands démontrent ici leur maîtrise à marier les univers du thrash et du black metal sans fausses notes en dix actes sur plus de 3/4 d'heure.

Après l'intro à l'atmosphère terrifiante, ' The Oath ', sur près d'une minute, les hostilités commencent par ' Proclamation in Shadows ' sur lequel on reconnaît bien le style des allemands. Riffs thrash affirmés créant une mélodie dissonante sur fond de blast beat et de mid tempo avec quelques plans mélancoliques. L'univers du quatuor est varié sachant amener son auditeur vers des morceaux plus brutaux à l'ambiance black metal affirmée comme sur ' End of Tyranny ' voir teintée death metal old school avec ' The Cleric's Arcanum '.

Au fur et à mesure de la progression dans l'album, c'est une nouveauté. Desaster ne se repose pas sur ses lauriers et agrémente son univers de nombreuses influences. 'Haunting Siren ', le coup de coeur de la rédaction offre une multitude de facette sur plus de 7 minutes avec une mélodie entrainante et pénétrante aux riffs rapides et inoubliables. L'ambiance y est malsaine car le rythme de la batterie reste à contre temps et que les riffs sont dissonants. Un break à l'acoustique de quelques secondes vient perturber le rythme et le chant de Sataniac se fait plus terrifiant au fil des secondes.

A la suite de ce morceau clairement différent et identifiable, place à de la brutalité pure et dure de ' Damnatio ad Bestias ' et de ' Conquer & Contaminate '; le premier étant clairement thrash avec des plans rappelant les finlandais d'Impaled Nazarene dans le chant; le second étant plus du war metal à la Marduk ne serait-ce que par son intro aux mitrailleuses de combat, les riffs old school à la sonorité cristalline et le finish orienté punk au plan "slayeriens" et son petit solo dévastateur.

Le dernier tiers de la galette est tout aussi surprenant avec l'excellent ' The Denial' riche de surprises; ça attaque lourd, lent. L'ambiance est pesante, glauque. C'est doom! Les secondes passent, les minutes avancent et le morceau se fait plus puissant, augmentant légèrement la cadence sans aller trop vite. On s'attend à une claque mais ça ne vient pas et pourtant le tempo s'accélère franchement puis c'est la grosse baffe à 2'05''. Riffs ultra rapides, chant black/death, blast beat, c'est le déferlement de violence assurée version true black metal. 6'10'' de pur bonheur s'achevant comme cela a commencé lourd et pesant...doom....avec un chant torturé!
Le titre éponyme sera comme un intermède reprenant la recette de ' Haunting Siren ' par son côté black metal old school à la mélodie pénétrante sur mid tempo. ' At the Eclipse of Blades ' clôturera la galette toujours dans une ambiance black metal prononcée avec certains plans rappelant rapidement les débuts des norvégiens d'Immortal nous faisant voyager dans leurs montagnes. 7'27'', un rythme majoritairement mid tempo, un chant terrifiant accompagné de back voice appuyant l'effet sombre du morceau. Un cours passage folk à l'acoustique offrant le côté mélodique à la troisième minute bien que l'ensemble du titre restera ténébreux.

' The Oath of an Iron Ritual ' offre un Black/Thrash old school aux multiples facettes . Desaster souhaite rester dans un registre old school puissant et brutal tout en sachant préserver la mélodie rendant accessible son univers sombre. A ne pas manquer!

Anibal Berith