The Picturebooks nous sort un nouvel album sur le label Cenury Media. Ce nouvel opus se nomme ''The Hands Of Time'' et c'est le cinquième qu'il sort.
Á voir les photos du groupe, vous pensez que le groupe vient du fin fond des États-Unis mais vous allez être déçu car le duo est originaire d'Allemagne.
Le duo est composé de Fynn Claus Grabke (au chant et à la guitare) et de Philipp Mirtschink (aux fûts). Á voir leur image, on devine qu'ils aiment les States et cela se ressent dans leur musique que nous allons étudier ici. Á noter que '' The Hands of Time'' a été masterisé par Brian Lucey au Magic Garden, qui a déjà officié sur les albums de The Black Keys, Ghost ou Marilyn Manson.
Tout d'abord, une des originalités du duo comme vous avez pu peut-être vous en rendre compte dans l'intro, c'est qu'il n'y a pas de basse un peu à la manière des The White Stripes ou des Black Keys. Le duo allemand nous donne l'impression à l'écoute de cet opus, mais aussi de sa musique en générale, de composer des morceaux qui sentent bons l'Amérique Profonde. On sent à l'écoute des titres que les allemands aiment le Blues avec un son bien roots. Justement le groupe et la critique qualifie leur musique comme étant du Blues Rock Garge un peu à la manière des Black Keys qui doit être une des références du groupe comme peut l'être aussi Led Zep.
Pour être Blues, elle l'est grâce à une gratte pleine de feeling, aidée par moment par du banjo comme on peut l'entendre sur “Howling Wolf”. Le groupe peut se faire plus incisif et péchu et peut se rapprocher du Classic Rock actuel, d'un Rival Sons, peut-être dû en partie à la voix de Fynn Claus Grabke qui rappellera à certains la voix de Buchman, comme on peut l'entendre sur “The day The Thunder Arrives”. Et quand il y a de l'harmonica, c'est aussi excellent, comme on en trouve sur ce même titre ou l'harmonica tient une place prépondérante dans ce pur titre au feeling Blues. On sent même du Led Zep sur certains solos ou dans les parties de guitares slides et un titre comme “Lizard” nous rappellera le Led Zep de “My Time Of Dying” que l'on pouvait trouver sur l'album ''Physical Grafitti'' sorti en 1975.
Le groupe se fait plus doux sur un morceau tel que “Rain” ou l'influence des Westerns Spaghetti, ou la musique de Sergio Leone est papable. Et n'oublions pas de parler de la voix qui est habitée, comme si notre jeune allemand avait vécu dans une plantation du Sud des États-Unis au temps de l'esclavage. Ce dernier nous balance sa tristesse que l'on peut ressentir dans le Blues. Comment ne pas parler du morceau qui introduit l'album “Horse Of Fire”, sorte de Gospel Moderne.
Comme nous l'avons dit plus haut sa voix rappellera à certains celle du chanteur de Rivals Sons. Et puis il ne faut pas oublier, le duo avec la légendaire chanteuse du groupe The Pretenders Chrissie Hynde sur un bon vieux Blues toujours aussi roots mais poignant comme une procession ou les deux chanteurs se répondent. Ce titre se nomme “You can't Let Go”. Après pour ceux qui auraient déjà eu la chance d'écouter les albums précédents, n'auront plus l'effet de surprise escompté mais par contre ceux qui n'ont pas eu la chance d'écoute laisseront transporter si bien-sûr vous êtes fan de musique Roots et Bluesy.