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The Fire I Long For

Enora
Journaliste

Avatarium

« The Fire I Long For » ne pouvait rêver d'une plus belle conclusion que ‘Stars They Move' pour un album de qualité qui traverse les genres avec élégance et délicatesse
9 titres
Doom Metal
Durée : 44
Sorti le 22/11/2019
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Leif Edling, bassiste et fondateur de Candlemass, s'attaque, en 2012, à un nouveau projet pour lequel il écrit quelques morceaux : Avatarium. Il s'entoure du guitariste de Stockholm, Marcus Jidell, de son épouse Jennie-Ann Smith au chant, du batteur Tiamat Lars Sköld et du claviériste Carl Westholm. Après l'EP « Moonhorse », le groupe dévoile un premier album éponyme dès 2013. Pour raisons de santé, Leif Edling se limite à un rôle d'auteur compositeur et Anders Iwers rejoint Avatarium pour ses concerts. Après trois albums, le line-up a donc changé et se révèle un peu plus avec « The Fire I Long For ».

C'est avec l'enivrante ‘Voices' que s'ouvre cet album, plaçant son écoute sous les meilleures auspices, d'autant plus que les auditeurs qui ne sont pas familiers du groupe ont le plaisir de découvrir le timbre chaud et la performance sobre mais puissante de Jennie-Ann Smith. La guitare donne ensuite un ton plus Rock avec une voix et un clavier presque Gospel, chaud et incarné, pour ‘Rubicon', avec un groove très plaisant et une atmosphère qui flirte avec ce que des groupes comme Ghost peuvent proposer. ‘Lay Me Down' nous fait basculer dans un univers très différent où tout semble flou, comme écrasé par une chaleur insoutenable. Les influences plus directement Doom d'Avatarium se révèlent davantage sur ‘Porcelain Skull', lancinante à souhait ! La basse de Mats Rydström s'y étale d'ailleurs presque langoureusement.

Dans un ton plus Heavy Metal aux relents sombres où les riffs de Marcus Jidell donnent le ton, ‘Shake That Demon' se déroule devant nous à perte de vue et donne une sacré envie de se mettre à danser ! Le clavier de Rickard Nilsson n'est cependant pas en reste et rivalise avec son camarade guitariste. Plus dramatique et tendu, ‘Great Beyond' permet à Avatarium de s'affirmer dans son registre unique, à la croisée de divers genres qui se nourrissent les uns des autres. Etrangement, le titre éponyme donne presque l'impression d'être une plongée sous-marine, dans les abysses de la créativité et de la sensibilité du groupe qui livre une très belle prestation, toute en simplicité. ‘Epitaph Of Heroes' est très bien nommé et donne dans le registre grandiloquent de ‘Great Beyond', poussant la théâtralité encore plus loin.

« The Fire I Long For » ne pouvait rêver d'une plus belle conclusion que ‘Stars They Move' qu'il ne faut surtout pas manquer sur cet album de qualité qui traverse les genres avec élégance et délicatesse. Avatarium semble avoir une idée bien précise du chemin qui se dessine devant eux et les musiciens s'y engagent résolument.