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The Dirty South Special

Maitre Jim
Journaliste

White Boy Wasted

Eindhoven Rockcity Speedrock : du punk rock n roll abrasif comme il faut, pour buveurs de bières et plus si affinité
14 titres
Punk Hardcore Rock n' Roll
Durée : 34
Sorti le 12/01/2018
10766 vues

“No great idea ever started by drinking... And thus it began”, c'est comme ça que commence la biographie de White Boy Wasted. Ça pose tout de suite l'ambiance pour découvrir ce jeune trio speedrock qui vient d'Eindhoven. Les gars ont déjà joué, entre autres avec Nashville Pussy, dont ils se réclament. Même si musicalement, le groupe évoque d'autres noms. Déjà bien connu sur la scène locale, on attend maintenant que ça pète à la face du reste de l'Europe. Now let's get White Boy Wasted!
Quel bordel pour un trio ! C'est un excellent 1er album que nous livrent là ces très prometteurs bataves. Un superbe mix de tout ce qui se fait de bien sur les scènes rock n roll, punk, speed rock. C'est direct, cru, abrasif. Du bon gros rock pour buveurs de bière, quoi !

L'album ouvre magnifiquement sur Double Vision, un hymne pas vraiment caché au bourrage de gueule, fait de gros riff et d'une rythmique qui dépote. 1 minute de punk rock n roll. Ah, ça commence bien cette histoire ! D'ailleurs, rayon speed rock, on appréciera Supersize My Love et le speed punk de Ratbag, qui lui se déguste direct dans les dents. Complétement allumé. Et ce n'est pas le morceau suivant, The Only Hair Between Your Legs Is Supposed To Be My Beard (classe !) qui nous calmera. Un petit goût du Undisputed Attitude de Slayer, carrément.

Pour les connaisseurs, les morceaux rock mid-tempo rappelleront par certains côtés Western Addiction, sûrement à cause de la voix éraillée du chanteur / bassiste, Sid. I'm a man, Be my baby, Wet Beard Boogie (là, petit riff d'intro qui fait penser à Living End) et Bide My Time sont de bonnes compos qui provoquent une furieuse envie de secouer la tête au rythme de la caisse claire. Même pour les non chevelus. Idem pour White Boy Wasted, le morceau de clôture, dont le refrain hurlé en choeur restera ancré dans l'esprit de l'auditeur après l'écoute.

Et bien sûr, l'influence de Zeke se fera aussi sentir sur les morceaux plus rock n roll, rapides et crus comme Love At First Touch, Shit Out Of Luck ou 777, tout instrumental. Le batteur cogne sévère, les riffs de guitare sont affutés, la basse tient parfaitement la route et les paroles sortent tout droit du gosier (a priori pas desséché) du chanteur à la barbe rousse.

Quelle que soit l'influence ou la rapidité des morceaux, White Boy Wasted maintient un gros niveau d'énergie tout au long de l'album et nous partage sa propre recette du rock n roll : une base guitare / basse / batterie très efficace, une bonne voix de biker gueulard, quelques backing vocals pour relever le tout. Et 8 litres de sueur par morceau. Le rendu est parfait, essayez.