Words of Farewell est un groupe de death métal mélodique allemand crée en 2006 qui revient en force avec un deuxième album appelé « The Black Wild Yonder » plein de surprises. L'emphase a été mise sur le death. Il n'y a pas de voix claires sur tout l'album. Le parti est pris et on se régale de riffs massifs accompagnés de Growls à l'ancienne (et occasionnellement de chuchotements ou de discrets screams).
La première bonne chose que l'on entend c'est l'excellence des compositions, alternant des tempos moyen et lent. Les mesures enchaînent des riffs prog-death avec d'autres influences plus mélodiques très bien orchestrés par un savant fou aux synthétiseurs du nom de Leo Wichmann. Son arsenal oscille entre des nappes de chorales vocales, des mélodies d'arpéggiateur rappelant certains jeux vidéos japonais, des patchs ethno-trance et des atmosphères aux couleurs world-music ou science fiction. Il assure de nombreux solos dont un mémorable sur « Temporary Loss of Reason ». Son son n'est pas cliché et l'effet est garanti.
Les autres membres ne sont pas en berne: le batteur Tristan Wegner est excellent et technique. Il incorpore lui aussi des rythmes plus jazzy ou latin comme on le retrouvait sur certains albums de Pestilence ou d'Atheist, au milieu de beats plus classiques avec groove et brio. On sent qu'il en a encore sous la pédale à donner.
La basse est présente avec une tonalité ronde et profonde qui ne s'efface pas dans le mix pour autant, révélant un bassiste plutôt fin et inspiré. Les guitares font bien leur travail: leur son riche et opulent délivre des riffs lourds et puissants, bien pensés, doublés de solos mélodiques harmonieux qui séduiront tout amateur du genre.
Au final « The Black Wild Yonder » est un très bon album de death métal mélodique, fait par des musiciens complets, ouverts, et ne faisant pas de concession sur la brutalité.