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Terra Inferna

ALDO
Journaliste

Flaming Wrekage

J’aime pas le Death Metal, mais ça j’aime bien !
9 titres
death melodique
Durée : 40
Sorti le 26/04/2024
1012 vues

Ami bouchers, fans de bidoche saignante, adeptes du "qui charcle", cette chronique est faite pour vous.
Les acharnés du post-apo façon Mad Max seront également concernés, puisque les gaziers objet de cette chronique viennent tout droit de « Down Under », la patrie des kangourous et des psychopathes en bagnoles gavées de sans-plomb 95.
Fondé en 2009, Flaming Wrekage -c’est le blaze du combo- nous livre ici sa quatrième galette, et dès l’entame nous donne un idée du style pratiqué : on va chercher du côté du Death mélodique dans sa version plutôt rugueuse (on est pas trop dans ce qu’IN FLAMES a fait de plus récent), et ça rogne parfois sur le thrash, dans l’esprit d’un Death Angel ou d’un Testament (le vrai Thrash, quoi, pas celui du Big Four…je vois déjà leurs disciple sortir les cagettes de tomates pourries…)

C’est assez bien troussé, plutôt varié, même si les morceaux ne proposent que rarement de sortir des sentiers battus (les passages down tempo sur « Hell on Earth », lyriques et puissants…)
On est parfois plaisamment transporté en plein circle pit (« No Gods », parfait pour l’exercice, même si certains passages blastés cassent un peu l’ambiance, pour mieux y revenir), et le chant saturé de Dave Lupton (également guitariste) interpelle, en suggérant ce que Chuck Billy (Testament, pour ceux du fond qui dorment) donnerait s’il virait Metalcore.
On laissera les professionnels de la profession débattre par ailleurs sur la question : « Est-ce que placer des synthés, c’est tricher? », le procédé étant ici utilisé avec parcimonie (superbe intro tribale de « Blood and Bone ») et bon goût.
En conclusion, on passe un moment plutôt sympathique au long des neuf plages de l’album. Même si, encore un fois, on n’est pas sur un exemple d’originalité, l’attention de l’auditeur est toujours tenue en éveil. Comme disait mon voisin René : « J’aime pas le Death Metal, mais ça j’aime bien ! »