Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Swarm Of Insects

Blood Potatoe
Journaliste

Crocell

Magnétique et envoutant, ''Swarm Of Insects'' est un pur condensé de black/death furieux et sans concession.
8 titres
Black / Death Metal
Durée : 40
Sorti le 29/05/2026
15 vues
EMANZIPATION PRODUCTIONS
Avec six albums au compteur pour dix-neuf ans d’existence, Crocell fait maintenant partie des incontournables de la scène extrême danoise, aux côté de Withering Surface et Maceration. Suite au départ du guitariste Rasmus Henriksen en 2023 (malheureusement décédé en 2025), la formation a du se réorganiser pour poursuivre l’aventure.
La voici de retour avec un septième long-format qui devrait ravir les fans de brutalité sonore. ''Swarm Of Insects'', dont le titre fait référence aux sept plaies d’Egypte, aborde des sujets aussi joviaux que la tyrannie, l’oppression, la manipulation des masses et la violence latente qui se tapit dans chaque individu. Et quoi de mieux qu’un black/death sans concession pour illustrer ces thématiques.
'Sarcophagous' ouvre les hostilités avec un mid-tempo bien lourd avant que la machine ne s’emballe sur un tempo blasté. Les guitares abrasent, la basse ronronne et la batterie claque comme un coup de fouet. Le chant hargneux d’Asbjörn Steffensen exsude haine et colère mêlées et n’est pas sans rappeler un certain Niklas Kvarforth.
'Sculptor Of Nations' enfonce le clou dans le crâne de l’auditeur avec un assaut black aux forts relents death. Un break folk metal vient aérer ce second titre, avant un blast dévastateur qui n’en accentue que plus intensément la violence distillée. Le vocaliste se distingue ici par un chant incantatoire et vénéneux, incarnant à merveille la misanthropie et l’aliénation mentale.
Cette violence atteint son apogée sur les brulots 'Swarm Of Insects' et 'Wolfen Man', alliant la froideur d’Immortal à la frénésie d’un Mayhem.
Mais la rapidité n’est pas le seul atout des Danois, le guitariste Mads Bertram s’étant appliqué à composer des morceaux aux tempi variés, où l’accroche et l’efficacité priment. Des breaks viennent régulièrement casser la dynamique des blasts pour offrir des passages lents et oppressants ('Labyrinthian Tunnels', 'Shredded Banners', 'Volcano' qui se la joue heavy/stoner en son mitan). 'Traitor’s Blood', qui démarre sur des trémolos syncopés, évolue progressivement vers le mid-tempo avant de se conclure sur un rythme lancinant, voire processionnaire.
Enregistrée par le groupe lui-même, mixée et masterisée par Lasse aux Ballade Studios, cette septième galette offre un son de grande qualité, le grésillement des guitares n’empiétant pas sur les autres instruments, pour une immersion totale dans ce maelstrom sonore. Une cuvée 2026 à consommer sans modération.
A noter que l’album est disponible en format vinyle marbré orange/noir limité à 300 exemplaires.