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Survival Protocol

Blood Potatoe
Journaliste

Stillbirth

Avec ''Survival Protocol'', les Allemands Stillbirth poursuivent leur œuvre de destruction auditive, toujours avec cette technicité qui les caractérise.
9 titres
Slamming Death Metal
Durée : 35
Sorti le 31/10/2025
189 vues
Fondé en 1999 par le guitariste/vocaliste Lukas Swiaczny, Stillbirth est un combo allemand originaire de Hagen pratiquant un death metal brutal et sans concessions, au palmarès déjà bien fourni. Connus pour leurs prestations mouvementées, les Teutons ont semé le chaos sur presque tous les continents ainsi que dans de nombreux festivals dont le Summer Breeze et le Party San. Les voici de retour avec leur neuvième réalisation, toujours aussi intense et dévastatrice.
''Survival Protocol'' reprend là où s’était arrêté ''Homo Deus'' et relate l’histoire d’un homme, survivant d’un holocauste nucléaire, qui essaie de reprendre possession d’une terre dévastée. Cette quête, semée de rencontres plus ou moins fortunées, d’embuches et d’affrontements sans merci, le mènera à quitter sa planète pour un monde meilleur. Bien évidemment, un tel scénario requérait une bande-son à la hauteur des évènements narrés.
Et c’est avec une intro ultra pesante suivi de blasts épileptiques que débute la première ogive, un 'Existence Erased' qui dévaste tout sur son passage. Les guitares mitraillent du riff sauvage, la basse martèle tel un canon de 70 et la frappe du batteur tient plus de la MG42 que d’un instrument de musique. Quant au chant de Lukas, il tutoie les tréfonds de la Moria, son organe rajoutant une pesanteur supplémentaire à un disque qui n’en manque déjà pas ('Sacrificial Slaughter').
La suite est à l’avenant et verse dans une brutalité maitrisée. En effet, si la violence prédomine, le quintette n’en oublie pour autant pas la technicité, en témoigne un 'Throne Of Bones', plus complexe qu’il n’y parait.
De même, l’opus n’est pas avare en mélodie et sait faire preuve à l’occasion de délicatesse, à l’instar des nombreux soli harmonisés ('Baptized In Blood', 'Sacrificial Slaughter' et sa guitare sèche sur fond de death bourrin, l’intro de 'Kill To Rule'). On peut même déceler un certain groove sur 'The Survival Protocole'.
Quelques discrets effets viennent apporter une dimension cinématographique à l’ensemble, permettant également à l’album de respirer, vu l’intensité de la musique proposée.
Sous ses atours de brute mal dégrossie, cette cuvée 2025 s’avère plus subtile et sensible qu’il n’y parait. Une preuve de qualité.