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Subconscious Awakening

ALDO
Journaliste

Robot God

Un peu plus près des étoiles
4 titres
Stoner Psyche
Durée : 42 minutes
Sorti le 04/10/2024
499 vues
L’Australie, on la connait pour les kangourous, Mad Max, AC/DC, Midnight Oil, Crocodile Dundee (OK Boomer…), les étendues désertiques de l’Outback, les koalas, les didgereedoo (et les tribus aborigènes qui vont avec), le Rugby, toussa…
Bref, on connaît l’Australie pour tout ça…pour ce qui est du Stoner/Psyche/Space Rock, par contre, on aurait tendance à être aussi sec que l’Outback dont on parlait plus haut. Et pourtant, lorsqu’on mixe tous les éléments pré-cités (enfin bon, retirez tout de même les koalas et le rugby, ça frise le hors-sujet), l’environnement de nos amis « from down under » serait pourtant fichtrement proche des déserts californiens qui ont enfanté Kyuss et consorts…

Et le fait est qu’il existe – au moins - un chouette trio, né en 2020 à Sydney et auteur de -déjà- quatre albums (si on compte celui qui nous intéresse présentement). Et notre triplette est tellement féconde qu’elle vient de sortir coup sur coup deux disques dans le genre. Bon, faut dire ce qui est, ils ont d’abord pris soin de constituer un lot conséquent de morceaux pour en arriver à ça. Car c’est durant l’année 2023 que les freaks de ROBOT GOD écrivirent et enregistrèrent les huit pépites dont la moitié fût révélée au monde en avril 2024 avec « Portal Within ». Déjà à l’époque, les wallabies enfumés marquèrent le paysage avec une pochette bien imbibée de LSD et des titres à rallonge aptes à générer les plus belles transes psychédéliques.

Et là, re-belote : Matt Allen, Raff Iacurto et Tim Pritchard remettent le couvert avec la seconde moitié de leur production. Et il faut dire que les gaziers s’y entendent pour enchaîner les climats, alternant entre plages éthérées (quoique toujours nimbées d’un halo d’overdrive diaphane…) et pilonnage gavé de fuzz bien grasse.
« Subconscious Awakening” c’est quatre pavés d’une durée minimum de 8 minutes, pouvant tutoyer le quart d’heure. C’est une voix noyée dans le delay le plus vintage. C’est des trésors de riffs plus stoner que le parc de Joshua Tree. C’est du groove qui te vrille le cerveau et t’emmène dans les étoiles (le riff hypnotique pété de phaser sur la guitare ET la basse) , même quand ça vient taquiner Black Sabbath version doom. C’est des ambiances qui viennent citer les Grands Anciens (la cloche en intro de « Sonic Crucifixion » qu’on soupçonne d’avoir été coulée en enfer - Angus, any comment? -, et aussi les arpèges du même morceau qui viennent citer les quatre cavaliers de « Call of Ktulu »). C’est des traits de solos tout droit tirés du Voodoo Child et de ses disciples. C’est parfois un je-ne-sais-quoi dans la production qui évoque la grandiloquence d’une bande-annonce de western-spaghetti…

Bref, c’est une chouette belle galette que les Rois-Mages « from Down Under » nous livrent ici, et ce serait dommage de passer au travers. L’on se priverait alors d’un bon gros trip complètement légal dans les étoiles. On met sa combi, on prend son casque et on sangle sa ceinture de sécurité. Ignition !!!