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Sub Rosa in Aeternum

Blood Potatoe
Journaliste

Tribulation

Avec ''Sub Rosa In Aeternum'', Tribulation propose un gothic rock de bonne facture, qui risque cependant de décevoir les fans de la première heure.
9 titres
Progressive Death/Black Metal
Durée : 40
Sorti le 01/11/2024
883 vues

Tuons le suspense d’entrée de jeu : ''Sub Rosa In Aeternum'' risque de surprendre, si ce n’est décevoir les fans de la première heure du quartette suédois. Le départ de Jonathan Hulten en 2020, ce dernier souhaitant s’éloigner du metal extrême, laissait penser que le combo allait revenir vers des sonorités plus agressives. Eh bien, c’est tout le contraire, cette cuvée 2024 se faisant encore plus accessible que ses prédécesseurs. Cela en fait-il un mauvais disque pour autant ? Aucunement.
L’album s’ouvre sur 'The Unrelenting Choir' qui, avec ses sonorités synthétiques, rappelle le John Carpenter des débuts. De nombreux effets enrobent des guitares à la réverb accentuée, donnant un relief assez agréable aux morceaux. Cette tendance se retrouve tout au long de l’album, mettant en avant les parties de guitares en son clair. Ces dernières sont d’ailleurs majoritaires, les saturations se faisant plutôt rares. Ici c’est la mélodie qui prime, via des arpèges accrocheurs et des soli finement ciselés ('Hungry Waters'). On pense parfois à Ghost pour le côté tubesque de certaines pièces ('Tainted Skies'), à Type O Negative sur 'Drink The Love Of God', et à The 69 Eyes pour le chant tout en profondeur de Johannes Andersson. Dommage que ce dernier use et abuse de cette voix grave et sensuelle, au détriment du growl, réduit à portion congrue ('Time And The Vivid One'). 'Reaping Song' frise la balade en mode crooner et 'Poison Pages' chasse sur les terres de The Cure.
Au final, un album de gothic rock bien troussé mais qui manque singulièrement d’agressivité et de ce qui faisait la patte du gang d’Arvika.