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Stoned Villains

ALDO
Journaliste

TONS

Curieux...
7 titres
Sludge
Durée : 43 minutes
Sorti le 20/04/2026
73 vues
La dernière platrée de pasta que nous envoient les transalpins de Heavy Psych Sounds va plaire aux fans de Weedeater. Pour les autres, ça risque d’être un tantinet plus compliqué. Mais remettons les choses dans le contexte.
Formé en 2009 par d’anciens membres de la scène Hardcore du nord de l’Italie, Tons en est aujourd’hui à son quatrième album, le quatuor propose une tambouille bien sludgy, faite de riffs pantagrueliques, sur laquelle se pose une voix qu’on attendrait plutôt sur une bande-son plus froide et lugubre, plutôt faite pour la branche scandinave des pandas.
Le pékin moyen trouvera le mélange relativement surprenant, s’attendant dans le style à un chant saturé plus rocailleux et bluesy. Pour le coup, c’est assez déconcertant, sauf bien sûr lorsqu’on goûte le gumbo des Caroliniens de Weedeater, dont le bassiste « Dixie » Collins est adepte de ce type d’éructation.
Mais les italiens se démarquent un chouia des amerloques, en prenant une posture moins sérieuse, ne serait-ce que par le choix des titres. Jugez sur pièce : Hangover the Top, Lost in Plantation, the Big Bong Theory, j’en passe et des meilleures. On l’aura bien compris, les quatre lourdingues aiment faire des calembours fumeux et herbacés.
Musicalement, on reste sur du Sludge assez classique, même si parfois l’on note des pas de côté bienvenus. Ainsi, « Lost in Plantation » sait faire intervenir un riff sautillant à la pulsation plus urbaine, presque funky, qui apporte un tantinet de fraîcheur. Aussi, le surprenant et planant « Intro (Cabin Fever », propose un surprenant collage associant un riff doom-ambient joué en léger overdrive, et des dialogues de film ( ?) tournant autour de la bouffe.
Ha, et puis enfin, les gaziers n’oublient pas d’où ils viennent, en concluant leur album par un « Rollercoaster dive Bombo » bien speed punk/ hardcore, apte à mettre le dawa dans n’importe quel pit, tellement qu’on y regarderait à deux fois avant d’aller s’y faire éclater les dents en trois minutes chrono.
Bref, le premier contact sera une expérience en soi, et il faudra une certaine habitude d’autres albums plus « conventionnels » dans le genre, avant de « se risquer sur le bizarre ». Ce disque n’est surtout pas fait pour les débutants, et même certains pros de l’extrême pourraient s’y casser les dents. Curieux…