Le Boss m'appelle pour interviewer le groupe de deathcore allemand Walking Dead On Broadway en me disant ça va te plaire, il y a Death et la je lui dis, il y a surtout Core car oui je déteste dans la musique metal tout ce qui fini par Core bien que le Deathcore passe en...Core !
Je connais le groupe mais m'intéresse peu à ce genre musical; cependant, en bon soldat, je décide de voir, enfin d'écouter pour éviter tout à priori et vous savez quoi! J'ai bien fait !!! Pour une fois, du Deathcore original tout en restant du Deathcore; car oui je n'aime pas cette musique car je la trouve trop répétitive et surtout que tous les groupes font la même chose excepté les excellents Carnifex....
Bref, me voilà à écouter le second album du quintet allemand fêtant leur 7 ans de carrière et ayant déjà marqué l'histoire du genre avec un Ep "Welcome to Corpse Wonderland" et un album "Aeshma".
Pour la petite histoire, le groupe est à l'origine de l'ancien chanteur James et du batteur Stephan qui avaient envie de monter un groupe de heavy metal; et ce nom à rallonge vient de l'imagination de James qui regardaient trop de films de zombies à siroter du Jack Daniels ! Le reste des musiciens (Michael, Max aux guitares et Kevin à la basse) a rejoint la formation rapidement pour se mettre au charbon et sortir ainsi 3 ans plus tard un premier ep. James sera remplacé par Robert en 2012 qui apparaîtra sur le premier album du combo allemand "Aeshma".
"Slaves" est donc le second rejeton du quintet allemand et offre quelque chose de différent et de plus brutal sur une grosse demi-heure et 10 titres.
Après une intro aux samples électro dans une ambiance apocalyptique annonçant une sorte de destruction massive imminente, l'album commence vraiment avec 'Pitchblack' (qui sera choisi comme titre promotionnel). Ce morceau donne le ton de la galette avec un tempo Deathcore très affirmé par la lourdeur des riffs vibrants et résonnants. Le titre est varié tout comme le chant de Robert, très à l'aise dans le chant grave caverneux comme dans le chant plus hurlé en aspiration. Le rythme n'est pas très soutenu et reste cependant très lourd. Le refrain offrira quelque chose de plus aérien au chant fédérateur des membres à l'unisson.
C'est globalement cette ambiance qui sera retenue pour l'ensemble de la galette même si nous aurons de bonnes surprises avec le très brutal et direct "Cage" au tempo très rapide par les blasts frappés de Stephan. "Scapegoat" qui par son intro glaciale se transforme rapidement en punition auditive tout en puissance et brutalité laissant place à ma grande surprise et tout en transition, à une balade de plus de trois minutes à l'acoustique avec "1110010" au final épique et symphonique.
Cet interlude marque une rupture avec les titres précédents "Haunted", "Silen" et "Slaves" au rythme lourd, à la mélodie vibrante et grasse sur laquelle s'emploient quelques touches plus rapides çà et là, à l'ambiance généralement sombre et pesante.
Effectivement, les deux derniers titres du sceud "The Sinner" et "Death Pilgrim" apportent quelque chose de plus mélodique et de plus épique par l'insertion, dans la brutalité des compositions, de plans symphoniques et majestueux. Les riffs restent incisifs, les blasts lourds et frappés, la basse écrasée, cependant chacun des deux titres proposent des solis aériens sur les dernières minutes démontrant l'envie du quintet d'évoluer vers quelque chose de plus élaboré et surtout de différent de tous ce que les groupes de Deathcore offrent sans surprise.
Un second album plutôt convaincant pour le quintet allemand qui me fait voir le Deathcore d'un autre oeil ou plus exactement d'une autre oreille. Un groupe qui mérite que l'on s'y intéresse et à voir en live tant les titres sont taillés pour par leur durée idéale.