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Slave beyond death

ANIBAL BERITH
Journaliste

Black Breath

8 titres
Thrash Metal
Durée : 49
Sorti le 25/09/2015
5152 vues
Voici un album dont j'ai beaucoup entendu parlé sur les réseaux sociaux spécialisés dans le Metal lors de sa sortie et dont je rêvai de chroniquer tant le peu que j'avais écouté m'avait particulièrement enchanté. Une fois en ma possession et après l'avoir écouté et réécouté et réé...je vous garanti que je ne m'étais pas trompé !

Cet album est un chef d'oeuvre ! BLACK BREATH a vu le jour voilà près de 10 ans (2006) à Seattle (Washington, Etats-Unis) dont le line-up inchangé est composé de Elijah Nelson à la basse, Jamie Byrum à la batterie, Lee et Eric Wallace aux guitares, enfin Neil McAdams au chant. 'Slaves Beyond Death' est le 3ème rejeton du combo américain et ne présente aucune fausse note.

Cet album de 8 pistes s'étalant sur plus de ¾ d'heure, a été enregistré durant l'hiver 2014 au studio God City à Salem dans la Massachusetts par Kurt Ballou (Converge). L'italien Paolo Girardi (Inquisition, Manilla Road, Bell Witch) a signé cet artwork d'êtres humains enchainés et tenus avec poigne. A la 1ère écoute, on se rend compte immédiatement que l'album est remarquablement structuré. Comme très souvent pour un 3ème album, c'est celui qui marque une étape importante dans la carrière d'un groupe, l'album de la maturité, celui au cours du quel un combo trouve son style et le développe. Pas de manquement à cette règle pour BLACK BREATH qui signe là une oeuvre totalement différente des 2 premières que sont 'Heavy Breathing' en 2010 et 'Sentenced To Life' en 2012 aux influences punk/hardcore et un peu brouillon dans le son et les compositions.

Chaque titre est varié et aucun ne ressemble à l'autre. Avec une moyenne de plus de 6 minutes par chanson, chacune d'entre elle a des intros longues, très mélodiques et harmonieuses s'étalant sur près de 2 minutes. C'est old school, tout se met en place tranquillement et sûrement pour mieux dévaster l'auditeur sur le temps restant ! Les américains enchainent les titres à coup de blast beat et de mid tempo sachant imposer des riffs très rapides et distordus à l'inspiration orientale, comme le fait si bien NILE, sur le 1er titre Pleasure, Pain, Disease ou des riffs lourds à « la OBITUARY » comme sur le titre éponyme (2ème morceau) et sur Arc Of Violence.

Neil McAdams emploie un chant thrash/death hurlé accentuant l'effet sinistre de certains morceaux comme sur Reaping Flesh qui se veut lourd et pesant, parfois nostalgique de part les riffs distordus et sur Arc Of Violence qui sent l'horreur voire la mort tellement les riffs sont tranchants, les growls profonds et l'ambiance ténébreuse. Seed Of Cain et Burning Hate sont quant à eux plus thrash avec un côté épique pour le 1er, sur lequel on ressent une montée en puissance qui rendra petit à petit le morceau très volumineux. Le second épouse une ambiance plus aérienne au départ et l'on assistera également à une montée en puissance musicale donnée par les blasts de plus en plus cadencés, secs et puissants en approchant de la fin du titre.

2 morceaux se démarquent : A Place Of Insane Cruelty au rythme très militaire, aux riffs précis comme une montre suisse et la basse qui suit cette rigueur, le tout de façon cyclique sur plus de 6' ; et le dernier titre Chains Of The Afterlife purement instrumental au style heavy sur près de 8' dans lequel on retrouve la patte de METALLICA et son célèbre Orion du cultissime 'Master Of Puppets'.

Avec ce 3ème opus, BLACK BREATH entre dans la cour des grands en proposant 8 titres complexes et variés à la rigueur militaire. Les américains réussissent le pari d'allier brutalité et harmonie au coeur d'une ambiance ténébreuse tout en sachant s'inspirer de leurs aînés sans jamais les plagier. A écouter de toute urgence !