« Sic Transit Gloria Mundi », un album qui braque tous les projecteurs sur Dyrnwyn tant le groupe propose des compositions entraînantes, puissantes, épiques et qui trouvent un équilibre entre Metal et éléments traditionnels
Dyrnwyn est un groupe italien de Folk Metal formé en 2012 et qui nous propose un premier album après la demo « Fatherland » sortie en 2013 et l'EP « Ad Memoriam » en 2015. L'Italie est un berceau fécond pour la scène Folk, en témoigne Furor Gallico pour ne citer qu'eux, alors voyons comme Dyrnwyn se défend avec « Sic Transit Gloria Mundi ».
Une rythmique profonde se met en place, parfois agrémentée du son de la pluie ou de cris de loups sur le morceau éponyme, suivi de quelques notes de flûtes délicates et qui invitent à la rêverie. Après cette introduction, la batterie effrénée d'Ivan Coppola nous entraîne dans l'univers Folk de Dyrnwyn qui reprend les codes du genre, mêlant les flûtes de l'introduction à une ligne instrumentale plus lourde. Le groupe semble avoir apporté autant d'attention à la composition elle-même qu'à l'atmosphère qui s'en dégage : un régal ! Avec ‘Cerus', on retrouve des influences des grands noms du Folk/Pagan, que ce soi Finntroll, Eluveitie ou Ensiferum dans une veine plus Viking. Comme beaucoup de groupes du Sud, Dyrnwyn parvient à trouver un bon équilibre entre rythmique dansante, instruments traditionnels et éléments Metal. On découvre une face plus sombre mais aussi mystique de l'univers du groupe avec ‘Parati ad Impetvm' où les choeurs vocaux accompagnant les screams de Thierry Vaccher apportent beaucoup au morceau. ‘Si Vis Pacem...' nous replonge dans l'ambiance des premières secondes de ‘Sic Transit Gloria Mundi' grâce à une ligne mélodique douce mêlée au chant de la nature.
Le second aspect de la chanson, ‘...Para Bellum', porte, comme ceux qui ont étudié le latin l'auront compris, de la guerre et propose une ligne de batterie simple mais martiale, le titre tirant surtout sa force de la performance du frontman, leader inépuisable et engagé. Alessandro Mancini et Alberto Marinucci passent sur des guitares acoustiques pour la belle ‘L'Addio del Primo Re' qui s'ouvre de manière sobre avant que l'ensemble du groupe ne se joignent à eux et ne se mette sous les ordres de son capitaine, le charismatique Thierry Vaccher. Dyrnwyn ralentit un peu la cadence sur ‘Il Sangue Dei Vinti', offrant à l'auditeur une chanson plus langoureuse, majestueuse mais également hypnotique qui utilise tous les ressorts du Folk, avec une flûte qui agit comme la seconde voix du groupe. Plus agressif et moins propre, ‘Feralia' laisse entrevoir une autre facette des compositions du groupe, tantôt lourde, tantôt lumineuse, mais toujours tourbillonnante. La chaotique ‘Assedio di Veio CCCXCVI' clôt l'album, laissant un l'auditeur convaincu et avide d'en entendre davantage !
« Sic Transit Gloria Mundi » est définitivement un album qui braque tous les projecteurs sur Dyrnwyn tant le groupe propose des compositions entraînantes, puissantes, épiques et qui trouvent un équilibre entre Metal et éléments traditionnels. Tout ce qu'on peut souhaiter aux Italiens, c'est de continuer sur cette lancée et de passer nous voir en France car leur énergie en concert et l'efficacité de leurs morceaux ne fait aucun doute !