Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Sentinels Of Shamash

Blood Potatoe
Journaliste

Melechesh

Après dix ans d’absence, Melechesh nous revient plus hargneux et motivé que jamais avec un ''Sentinels Of Shamash'' sans concession.
3 titres
Black/Death/Middle Eastern Folk Metal
Durée : 21
Sorti le 10/04/2026
67 vues
REIGNIN

Auteur d’un ''Epigenesis'' encore dans les mémoires par sa qualité d’écriture, Melechesh s’est fait très discret depuis la publication d’''Enki'' en 2015, dernière trace discographique du combo.
En attendant un éventuel prochain long format, le trio maléfique nous revient avec ''Sentinels Of Shamash'', un EP de trois titres pour 21 minutes de pure folie sonore.
L’énorme riff qui introduit 'The Seventh Verdict' ne laisse planer aucun doute quant à la paternité de ce premier titre. On reconnait de suite la patte d’Ashmedi dans ces lignes de guitare aussi virulentes qu’insaisissables. Malgré sa structure complexe, cette piste est d’une lisibilité totale et d’une irrésistible accroche. Derrière les saturations incisives se cachent des influences heavy metal qui rappellent le Mercyful Fate de ''Don’t Break The Oath''. La section rythmique n’est pas en reste, bétonnant une assise ultra solide. La basse, assurée ici par Rob Caggiano (Volbeat, Anthrax), vrombit comme un V8 et Lord Curse frappe ses futs comme Vulcain son enclume.
Malgré ses huit minutes au compteur 'In Shadows, In Light' passe à la vitesse d’un TGV en rase campagne. Doté d’une trame ultra-accrocheuse, cette piste est d’une richesse incroyable, mêlant influences orientales, instruments tribaux, chœurs incantatoires, parties blastées et break écrasant. On se prend à rêver de voir ce pavé interprété en live pour une claque monumentale.
'Raptors Of Anzu', up-tempo d’une rare agressivité, vient clôturer ce mini-LP dans un déluge de riffs apocalyptiques. Entre thrash, black et death, le metal extrême est ici à la fête. Clou rouillé sur le perfecto, un break final magnifié par des percussions tribales et un solo percutant.
Retour réussi, donc, pour une formation rare et d’autant plus précieuse de la scène extrême méditerranéenne. Seul reproche, la trop courte durée de cette cuvée 2026, qui laisse clairement sur sa faim. Vivement le plat de résistance.