Dans la mythologie japonaise, Ryujin est le nom donné au dieu de la mer. Symbole de la puissance de l’océan, il est présenté sous la forme d’un dragon capable de prendre forme humaine. Sous l’apparence d’une sublime jeune femme, il aurait séduit et pris pour époux le prince chasseur Hoori, donnant ainsi naissance à la première dynastie impériale japonaise.
31 janvier 2023, le dragon renait des cendres de feu Gyze sous la forme d’un quatuor. Après un premier single, 'Raijin & Fujin' (featuring Matt Heafy de Trivium), le combo nous revient avec ''Ryujin'', premier long format sous sa nouvelle incarnation.
Se faisant le porte étendard du Samourai Metal, le groupe pratique un heavy death ultra mélodique qui n’est pas sans évoquer la scène scandinave, finlandaise notamment. Le véloce et puissant 'Gekokujo', qui ouvre l’album, a des saveurs de Children Of Bodom et 'Gekirin' ne dépareillerait pas sur un album de Finntroll. 'Dragon Fly Free' devrait, quant à lui, ravir les fans d’Amon Amarth.
Plus orientés power metal, 'The Rainbow Song' et 'Kunnecup', proposent des mélodies accrocheuses portées par des cavalcades rythmiques et des descentes de manches d’une grande dextérité. Les soli proposés sont de haut niveau et jamais démonstratifs, écueil récurrent de nombreux groupes du genre.
La power balade 'Saigo No Hoshi' (dont une version edit clôture l’album), avec son côté générique manga, ménage un répit à l’auditeur avant le brulot metalcore 'Ryujin'. Mêlant riffing syncopé, alternance chant guttural/clair, arrangements mélodiques et instruments traditionnels, cette longue pièce synthétise le meilleur de Trivium. Pas étonnant, dès lors, que son leader se soit pris d’affection pour les Nippons et apparaisse sur deux titres de l’album.
Bénéficiant d’une production soignée et d’une magnifique pochette, ce ''Ryujin'' montre les crocs et ne manquera pas d’enflammer les planches avec sa musique boostée au wasabi.