Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

Rise Twain

FRED H
Journaliste

Rise Twain

Ce premier effort éponyme de Rise Twain est une oeuvre assurément profonde, personnelle et de grande classe. Mercis les gars.
10 titres
Rock
Durée : 50'22
Sorti le 06/09/2019
3586 vues
En 2007, le musicien multi-instrumentiste / compositeur / producteur / ingénieur / maître ès mix et master Brett William Kull (Echolyn, Grey Eye Glances et tout un tas de collaborations variées) rencontre Jeremy (alias J.D.) Beck, le vocaliste de Beck-Fields (typé Electro-Experimentalo-Ambient) et de The Scenic Route (Alternative Rock). Un « lien inévitable » (dixit les intéressés) se fait immédiatement. Kull décide alors de produire Beck et ses comparses du moment. Quelques piges plus tard, J.D. rend la pareille en venant joué sur un album de son compère (le troisième opus solo de Kull « Open Skies Exploding » livré en 2017). Bref, courant 2018, le duo décide de monter leur projet à eux baptisé Rise Twain.

Pour ce premier disque éponyme, la répartition des rôles est assez simple. Piano et micro pour Jeremy et puis tout le reste (guitare, basse, clavier, choeurs, …) pour Brett. Le chant (en or) de J.D. (qui peut rappeler Jeff Buckley par moments) et les nombreux choeurs sont l'épine dorsale de toutes ces compositions de pop rock progressif ('Everspring', 'Death of Summer'). Instruments à part entière, les deux voix font merveille et se conjuguent parfaitement ('Falling Skies', 'That Is Love'). La connivence artistique entre les 2 hommes est bien réelle. Les mélodies sont soignées et les arrangements commis par les américains sont d'une richesse hallucinante.

Hormis quelques titres plus lumineux ('Golden' et son soli de gratte bien amené, 'Lit Up' et 'Into A Dream'), l'ensemble de la rondelle est plutôt tranquille et mélancolique. Faire simple, dépouillé, épuré. Aller à l'essentiel, voilà le maître mot. Pas besoin de superflu, point de fioritures inutiles ni d'accompagnements massif ou autres artifices à outrance. Beaucoup de fragilité et de sensibilité (le bijou 'The Range', l'intimiste 'Prayers', la perle acoustique 'Oh This Life').

Ce premier effort éponyme de Rise Twain est une oeuvre assurément profonde, personnelle et de grande classe. Mercis les gars.