Babylon A.D, créé en 1987 est l'un des rares groupes de Hard Rock ayant conservé son line-up original. Composé de Dereck Davis (Chanteur), John Mathews (Guitariste), Ron Feschi (Guitariste) Jamey Pacheco (Batteur) et Robb Reid (Batteur), le combo sort ''Revelation Highway'' un nouvel album afin de célébrer leur trentième anniversaire.
L'album commence avec ''Crash and Burn'' et nous donne instantanément le ton. Une très courte introduction à la batterie, à peine le temps de se dire ''Ah! ça commence'' que le groupe suit. L'arrivé du chant des guitares et de la basse nous projette immédiatement dans le monde de ''Babylon A.D.'': du Hard / Heavy Rock bien old school. Assez groovie, le morceau entre assez rapidement en tête par sa construction plutôt simple. On a même l'impression de connaitre le refrain et l'on s'étonne à le fredonner tant il est rapide à retenir. C'est le cas également sur le titre ''One Million Miles''.
Le tout reste globalement assez répétiti. Cependant, ''Tears'', quatrième titre de cet opus arrive à se démarquer. Il faut tout d'abord savoir que cette chanson est un remaster car elle est originellement apparue dans leur disque précédent, ''In the Beginning'' (2012). Le début du morceau est beaucoup plus lent et calme que le reste de l'album. On se croirait à écouter une ballade mais qui, au bout d'une minute reprend les mêmes caractéristiques que les autres chansons. C'est dommage, on tenait quelque chose de différent.
Les américains de Babylon A.D. nous servent pour leur quatrième album studio quelque chose qui tourne en rond. Un sentiment de déjà-vu nous envahit lors des différentes écoutes et c'est bien dommage, surtout que le groupe a déjà eu des projets bien plus ambitieux avec notamment ''American Blitzkrieg'' (2002). Une petite déception pour le trentenaire du groupe.