« Reign Of Gold », un album plutôt inégal qui réserve d'excellentes surprises mais aussi pas mal de déception tant on a l'impression que Human Fortress n'exploite pas tout son potentiel
Si l'idée du groupe est apparue en 1997, il faut attendre 1999 pour que Human Fortress se forme réellement, définissant son style musical comme du « epic battle metal ». Après un premier EP en 2000, ils rejoignent LMP Records pour l'album « Lord of Earth and Heavens Heir » (2001), suivi de deux autres chez Massacre Records, respectivement en 2003 et 2008, puis deux autres parus via AFM Records en 2013 et 2016. Trois ans plus tard, nous retrouvons les musiciens allemands avec « Reign Of Gold » !
Comme tout bon groupe de Power qui se respecte, Human Fortress a pensé à une introduction, ‘Imminence', pour permettre aux auditeurs de se familiariser avec le ton et l'atmosphère de cet opus. ‘Thunder' démarre ensuite en trombes, sur la lancée toute en puissance du frontman, Gus Monsanto. Assez rapidement, on se rend compte que le groupe colle aux grandes règles du genre, proposant quelque chose de plutôt entraînant mais peut être trop simple, avec une batterie dynamique et des choeurs à gogo, entre deux riffs efficaces. Plus old school, le titre éponyme apporte un bel effet qui vient souligner l'expérience des musiciens ! Alors que l'idée de proposer une valse semble plutôt bonne, ‘Lucifer Waltz' souffre définitivement de la qualité sonore du clavier de Dirk Liehm qui rend l'ensemble un peu cheap plutôt qu'il contribue à renforcer une ambiance. Et le problème se répète sur le morceau suivant, ‘Bullet Of Betrayal', mais passons en nous concentrons sur le travail des guitaristes, Torsten Wolf et Volker Trost, qui semblent former une belle équipe complémentaire.
Si on devine que ‘Shinning Light' se veut un titre plus sensible, il peine à réellement convaincre malgré l'intérêt qu'il présente en mettant en avant une facette totalement différente de l'univers de Human Fortress, plus apaisée et lente. Après une conclusion plutôt moyenne, arrive ‘Surrender', portée d'entrée de jeu par les deux guitaristes du groupe, de façon solennelle, mais qui prend rapidement la voie d'une démonstration vocale qui laisse finalement assez indifférent. Les bonnes idées sont là mais ne semblent pas toujours exploitées autant qu'elles le mériteraient, ce qui fait que le groupe stagne dans des compositions qui manquent de conviction. ‘The Blacksmith', plus joyeuse, solide et soignée, arrive à point nommé pour nous redonner envie d'agiter la tête sur les rythmiques d'Andre Hort à la basse et Apostolos Zaios à la batterie. Et pour confirmer la tendance, le groupe envoie le groovy ‘Martial Valor', et l'énergique ‘Legion Of The Damned' juste après !
On vous laisse nous dire si ‘Victory', la dernière chanson de cet album, est un succès ou non. « Reign Of Gold » est un album plutôt inégal qui réserve d'excellentes surprises mais aussi pas mal de déception tant on a l'impression que Human Fortress n'exploite pas tout son potentiel et se contente parfois de peu. Entre hauts et bas, cet opus n'est pas un indispensable mais invite à garder un oeil sur la formation.