Un album fun et à l'ambiance épique, qui, à défaut de renouveler le genre ou de proposer quelque chose de très original, a le mérite d'être solidement ancré dans la tradition Power Metal et d'offrir un spectacle auditif facilement abordable !
''Warkings'', cela commence un peu comme une blague belge : ''C'est l'histoire d'un guerrier romain, d'un Viking, d'un Croisé et d'un Spartiate qui se retrouvent dans une arène, et qui...'' ... et qui se mettent à jouer du Power Metal triomphant, mélodique à souhait et un peu kitsch aussi, affublés de déguisements terrifiants (ou pas).
'Reborn' est ainsi le premier album (relativement mal nommé, de fait) de ce nouveau quatuor masqué, dont il se dit dans le milieu qu'il s'agirait en réalité des musiciens du groupe de Power Metal symphonique autrichien Serenity, réunis ici à l'occasion d'un projet qui semble placé sous le signe du fun.
Car du fun, l'album en regorge sans conteste ; de même qu'il réunit tous les ingrédients nécessaires à l'élaboration d'une recette Power Metal certes imitée maintes et maintes fois, mais qui a fait ses preuves et les fait toujours, à base de thèmes épiques tirés de l'Antiquité, de riffs de Heavy Metal combinés à un tempo souvent rapide, et bien sûr, de lignes de chant claires, mélodiques, et ultra catchy. Les deux premiers titres 'Give Em War' et 'Never Surrender' en sont une illustration parfaite, et ouvrent ainsi l'album de manière totalement transparente sur les intentions du groupe.
Très propre techniquement autant que dans sa production, ce disque de neuf titres passe très vite, sans que l'ont ait véritablement le temps de se lasser de morceaux à la logique et à la structure par ailleurs exagérément redondantes (oui, certaines lignes de chant sont les MÊMES d'un morceau à l'autre, c'est dommage). Certains titres sortent tout de même du lot, et notamment 'Gladiator', sorti en single, qui a pour signe distinctif de devoir être écouté à plusieurs reprises avant que l'on mette enfin le doigt sur ce qui nous titille à chaque refrain... oui, la ligne de chant est exactement la même que celle du thème de Power Rangers (preuve vidéo à l'appui sous l'article) ! On a les références que l'on mérite.
En parlant de références, les renvois cinématographiques ne manquent pas non plus au sein de l'album, et sont disséminés de manière particulièrement discrète et subtile dans les chansons. Preuve en est avec le titre mentionné plus haut, 'Gladiator', faisant référence au film... Gladiator. Subtil, nous disions.
De la même façon, les ''Ahou ! Ahou ! Ahou !'' scandés de manière caractéristique sur le titre 'Sparta' laissent relativement peu de place au doute quant au film évoqué. Mais au diable l'avarice, nous sommes bon public, que cela soit dans le cinéma ou la musique !
L'album se termine dans le tourbillon de doubles croches d'une dernière bataille musicale (très similaire aux huit précédentes, en réalité) à l'ambiance épique, qui nous rappelle qu'à défaut de renouveler le genre (ou à défaut même d'essayer de proposer quelque chose d'original), ce premier opus de Warkings aura le mérite d'être solidement ancré dans la tradition Power Metal, et d'offrir un spectacle auditif fun et facilement abordable, même pour le public le moins chevronné !