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Realm Of The Impaled

Blood Potatoe
Journaliste

Creeping Fear

''Realm Of The Impaled'', condensé de death old-school, démontre une fois encore la grande qualité d’écriture et d’interprétation de ses auteurs.
9 titres
Death Metal
Durée : 35
Sorti le 27/06/2025
386 vues
DOLOREM

Formé à Viroflay (78) en 2010, Creeping Fear souffle cette année sa quinzième bougie. Et quoi de mieux, pour fêter l’évènement, qu’une troisième offrande dédiée au death metal dans la plus pure tradition du style. S’il s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, ''Realm Of The Impaled'' s’avère plus abouti.
Toujours inspiré par la scène floridienne des 90s, Cannibal Corpse et Morbid Angel en tête, le quatuor semble s’être toutefois détaché de ses influences pour proposer des compositions plus personnelles.
'Dismembered and Thrown Into Black Flames' nous propulse d’emblée dans un maelstrom de riffs saccadés, de blasts infernaux et de vocaux hargneux. Pas le temps de reprendre son souffle que déboule le malsain 'Demonic Ascent', dont certains accords suintent le mal à l’instar du Slayer de la grande époque.
Si le gang ralentit parfois la cadence, c’est pour nous écraser de riffs particulièrement heavy à l’instar de 'Feast Of Violence'. Cette alternance de tempi, qui évite toute linéarité au disque, permet en outre au guitariste Gabriel Hammel de s’illustrer sur des soli véloces ou plus introspectifs, rappelant pour le coup les New-yorkais de Suffocation.
La section rythmique ne démérite pas, la basse six-cordes de Matthias Biechler donnant plus de relief aux morceaux pour un rendu sonore des plus puissants.
Le chant de Clément, entre growl caverneux et gorge irritée, râpe délicieusement les conduits auditifs avec ce petit côté abrasif propre au regretté Dead sur le mythique ''Live In Leipzig''.
'Et ils se couvrirent de gloire', chanté dans la langue de Molière, est sans aucun doute le moment fort de l’album, la structure du morceau illustrant à merveille la thématique abordée (la Première Guerre Mondiale). Malgré la gravité du sujet, illustré par des rythmiques furieuses, un certain groove se dégage de cette pièce chargée d’émotion.
Formidablement mise en son par la paire Andrew Guillotin/Frédéric Gervais et dotée d’un superbe artwork signé Paolo Girardi, cette cuvée 2025 s’avère mémorable, certains titres faisant office de classiques instantanés, à même de truster les prochaines setlists des Franciliens.