Avec le testostéroné ''Quad Brutal'', ADM vient nous terminer les esgourdes. Contrairement à celle des glaciers, la fonte musculaire n’est pas pour demain
La rumeur disait donc vrai. Après dix ans d’absence discographique, Austrian Death Machine revient sur le devant de la scène semer le chaos auditif et la destruction de nos tympans. Fondé il y a maintenant quinze ans par Tim Lambesis, frontman de As I Lay Dying, ce ‘’condensé de pure testostérone et de stupidité’’ comme aime à le décrire son géniteur, déboule avec son quatrième album et il n’est pas content.
Dès l’introductif 'No Pain, No gain', on sent que l’artiste a musclé son jeu tant le son parait énorme au regard des opus précédents. La production stéroïdée est écrasante et ce côté froid, limite indus, sied parfaitement aux compositions. On navigue ici dans un metalcore teinté de néo death, qui alterne parties blastées et breaks ultra heavy ('Conquer', 'Don’t Be Lazy').
Si la force brute domine, le groove est également de la partie via une basse bien ronde et claquante ('Get Down', 'Meatgrinder'). De même, certains soli apportent une touche de mélodie bienvenue, en témoignent 'Everybody Pities The Weak' et 'Destroy The Machine', brulot death serti d’un magnifique solo à la tierce.
Côté chant, Sieur Lambesis n’a pas lésiné sur les moyens et s’est entouré d’une pléiade de grogneurs parmi lesquels les bodybuildés Graig Golias et Rob Bailey. Ricky Hoover s’invite sur 'Judgement Day', plus lourd qu’une presse à cuisses chargée et Danny Lambesis délaisse le développé couché le temps d’un 'Destroy The Machine' ‘’pectaculaire’’.
La fonte est bien évidemment le thème privilégié de cette cuvée 2024, celle du Weider Gym bien sûr et non des glaciers, même si le culturiste arnoldesque semble bel et bien en voie de disparition, progressisme oblige.
Avec ''Quad Brutal'', le contrat est plus que rempli pour ADM et on attend avec impatience la tournée en compagnie des thrasheurs The Italian Stallion et des coreux Muscles From Brussels.