KRAKIN' KELLYS rentre dans la cour des grands dès son premier album ! Irish skate punk, beer & bar fight ! Telle est la devise pour une musique à consommer sans modération.
Nous passons dans le domaine de l'Irish Skate Punk avec les namurois (Belgique) de KRAKIN' KELLYS. Nous retrouvons Matthieu Hendrick à la guitare, Stephan Mossiat à la basse, Olivier Drèze à la batterie, David Leroy au chant, Pierre-Yves Berhin à l'accordéon et Remi Decker à la cornemuse et aux flûtes. Les six membres nous concoctent un punk rock à l'américaine qu'ils transforment allégrement à la sauce irlandaise grâce à l'énergie et la saveur des mélodies typiques de l'île celtique. Le groupe publie sa première vidéo « Promised Land » en mars 2017. En mai nous découvrons celle de « One Way ». En septembre 2017 il publie l'étonnante cover « The Goonies 'r' Good Enough » interprétée en son temps par Cyndi Lauper pour le film The Goonies. En février 2018 l'annonce de la sortie du premier album « Promised Land » est accompagnée d'un nouveau clip pour le titre « Anarchy In The Double K ». Enfin, en ce mois de mars 2018, nous tenons entre nos mains la galette tant attendue ; la célèbre galette des rois, et nous allons découvrir pourquoi.
C'est donc le nouveau clip qui ouvre l'album dans la joie et la bonne humeur : « Anarchy In The Double K » » donne rapidement le ton avec ses mélodies joyeuses distillées par les instruments de Remy et Pierre-Yves. La production est soignée aux petits oignons et c'est un vrai plaisir de distinguer chaque instrument. Une rythmique punky de la part de la batterie va faire sautiller le peuple à l'écoute de « Bar Fight ». Les chants en choeur font toujours l'effet fédérateur attendu dans ce genre de musique, c'est prenant, emballant, bref c'est gagnant. Le titre éponyme qui fête ses un an depuis la sortie du clip est bien plus basé sur la mélodie. Toujours entraînant, jamais lassant, il nous laisse un petit grain de nostalgie dans l'âme.
« Our Pride » martèle son entrée avant de déployer de nombreuses voix pour mieux nous enjouer. La basse de Stephan mène la danse de belle manière en support des nombreuses parties d'accordéon. Nous passons dans le up-tempo avec « United » qui possède un refrain fédérateur qui n'est pas dénué de sens vu le titre du morceau. Plus punk que celtique, le titre n'en ferait pas moins un bon single. L'énergie présente sur tout l'album est un cran au dessus et l'on sent vraiment le plaisir des musiciens a exécuter l'ensemble. Musicalement il y a une touche à la New Model Army sur « The Journey » rappelant les moments ou le punk flirtait parfois avec la new wave. Très intéressante, la compo pousse David à nous convaincre par son chant encore plus que de coutume.
Rien que le choix des accords de « Kinky Mary » nous plonge dans la bonne humeur. Pas très loin du kitch sans jamais tomber dedans, le groupe nous offre un plaisir joyeux, moment de bonne humeur naïve qui donne l'envie de lever notre verre à leur santé. Et puis, une fois encore, nous reprenons le chant bien fort au milieu de notre salon sous le regard effaré des chats présents lors de l' écoute. « When I die » nous replonge dans le rock celtique plus classique en mid tempo pour les couplets alternants avec le up-tempo guilleret des refrains. Nous avons là une belle démonstration de « comment mettre l'ambiance où que l'on soit ! »
En deux coups de cymbales, un « Come And Get Some » possédant autant de références vieux hardcore que pop, en plus de la norme punk celtique, va nous emmener dans une ronde infernale de joie. Si j'étais dans la cale du Titanic je n'en serais pas moins étonné. La beauté de la cornemuse envahi nos tympans pour « Lovely Jess ». Cette fois c'est au pub du coin de la rue que nous nous retrouvons. Ce chant de groupe fait toujours merveille pour le style musical, et l'accélération rythmique nous donnera envie de renverser les tables. Comment pourrait-on danser si nous les laissons dans le chemin ? En parlant de danser, un Ceilis est le bienvenu sur « Hey Bro », morceau qui suinte le celte par tous les pores à l'exception du break très rock.
Retour vers le connu avec « One Way » qui a déjà vécu une première vie sur youtube. Nous replongeons dans l'énergie du punk rock pour un single facilement mémorisable. Si le but final de cet album est de nous faire chanter avec eux, Les Krakin's ont réussi le pari haut la main. Il suffit de voir le nombre de bonbons pour la gorge que votre chroniqueur à du s'enfiler pour réaliser cette chronique. « Giving Up » est une suite logique, Matthieu gratte comme un diable pendant que Remi et Pierre-Yves jouent à l'unisson. Olivier martèle ses fûts avec passion nous contraignant à taper du pied debout sur la chaise de bureau.
Officiellement « Gary's Battle » est le dernier titre de ce très bon premier album. D'ailleurs, tout est mis dans ce titre pour nous convaincre une dernière fois de la qualité musicale et de l'inspiration du groupe. Ce morceau me semble être mon favori, mais vu que que cette pensée est venue à chaque plage de la galette, je m' abstiens de le dire. Mais voilà qu'un jeux vidéo se met en route, que fait-il là ? Mais oui c'est bien sûr, les Krakin's sont généreux et annonce ainsi le bonus offert en plus avec la très bonne cover « The Goonies 'r' Good Enough ». (Disponible uniquement sur la version Bandcamp de l'album)
Les premiers albums ne sont pas ce qu'il y a de plus facile à découvrir. Un nouveau groupe, un nouveau monde musical, un travail qui mérite d'être reconnu mais qui parfois n'atteint pas la hauteur attendue par l'artiste lui même, faute de moyens bien souvent. D'autres fois c'est la surprise face à la qualité tant sonore que musicale. Nous avons cette chance dans ce cas avec un son qui vous comble les oreilles et une musique qui comble le coeur et l'âme. Et quand un groupe vous donne le sourire aux lèvres et la joie dans votre humeur, il ne reste qu'une seule et unique chose à faire, en profiter un maximum. Alors oui, Krakin' Kellys, on en reparlera, c'est certain.