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Perpetual Wasteland

ALDO
Journaliste

Stonebirds

A Dieu vat... (dommage...)
6 titres
Stoner/Sludge/Doom Metal
Durée : 39 minutes
Sorti le 10/10/2025
340 vues
RIPPLE MUSIC

Rideau ! Fin de la rencontre, on range le matos et on rentre à la maison ! Les bretons de STONEBIRDS, après trois (désormais quatre) livraisons mixant sludge et post-core, décident de tirer leur révérence. Mais loin de se contenter d’un communiqué laconique, le trio pense à laisser une quatrième trace, évitant de partir comme des voleurs.

Et c’est bien dommage, au regard des six plages ici livrées en guise d’épitaphe. Car il faut bien reconnaître que Fanch, Sylvain et Antoine, en bons breizhous qu’ils sont, s’y entendent pour imprégner avec talent leur musique de l’atmosphère (fantasmée ?) de leur région. Sans pourtant jamais tomber dans les clichés celtisants (foin de binious, bombardes et autres harpes…), c’est la rudesse des landes et des côtes qui imprègne des riffs acérés et minéraux, ainsi que des arpèges aériens.

Il y a également de la surprise dans cet album. Car loin de se contenter d’un postcore façon Cult of Luna, les piafs en caillous épicent leur kig ha farz d’autres influences. On entendra ainsi un peu (beaucoup, même) de heavy metal dans la première moitié de « So far Away », du genre entraînant qui jure avec la composante contemplative de leur musique, d’autant plus que le trio revient l’air de rien à ses amour post-rock dans une seconde moitié, sans que l’on s’en aperçoive.
On trouvera (bizarrement ? logiquement ?) un peu du metal alternatif des Deftones (« Circles », « Sea of Sorrow ») ou alors un soupçon de Black via quelques blastbeat et screams (« Lit by fire »).

La musique des bretons, bien que construite sur un idiome globalement sombre, laisse toutefois entendre un soupçon de lumière (la conclusion de « The Last Time », particulièrement) qui permet à l’auditeur de ne pas sortir de l’écoute avec une dépression des familles.

Pas besoin d’en écrire des tonnes pour affirmer qu’il est bien dommage de voir STONEBIRDS rendre les armes après une telle offrande. Car « Perpetual Wasteland » est un album qui emporte et qui convainc, et qui sonne comme tout sauf la conclusion d’une carrière qui augurait de belles choses. On tendra donc à lancer cette bouteille à la mer (d’Iroise, évidemment), à l’attention du trio : « Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! »