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Patina

FRED H
Journaliste

Red Dragon Cartel

Sincère et honnête comme son leader, skeud plus que correct... du hard rock bluesy pas mauvais en soi
10 titres
Hard Rock
Durée : 50'40
Sorti le 09/11/2018
3678 vues
Si on vous parle de Red Dragon Cartel, il est probable que cela ne vous dise rien… ou pas grand-chose. Par contre, le nom de Jake E. Lee fait déjà un plus écho dans les esprits. Le guitariste de Badlands et anciennement Ozzy Osbourne (époque « Bark at the Moon » et « The Ultimate Sin »), Ratt et Dio a fondé cette nouvelle formation en 2013. Pour son premier opus éponyme paru l'année suivante, le sixcordiste avait choisi de faire appel à une cohorte d'invités dont les chanteurs Robin Zander (Cheap Trick) et Paul Di'Anno (ex-Iron Maiden) ainsi que quelques bassistes dont Rex Brown (Pantera), Scott Reeder (ex-Kyuss), Todd Kerns (Slash).

Pour son second effort nommé « Patina », le natif de Norfolk (Virginie) a resserré les rangs et a opté pour le format quatuor. Le lascar à donc recruté le batteur Phil Varone (Saigon Kick, Skid Row), le bassiste Anthony Esposito et le chanteur Darren James Smith (déjà présent sur le prédécesseur et qui a officiellement rejoint ses camarades courant 2015 après une période de plusieurs mois durant laquelle le groupe évoluait avec plusieurs autres protagonistes derrière le micro). Ce deuxième album sonne comme les productions passées du gratteux prodige. Le hard période 80's est bien là ('Speedbag', 'Bitter'). Toutefois, les sonorités metal du début ont été supprimées pour laisser désormais la place à un bon vieux hard rock bluesy. Mister Jack exécute quelques riffs parfois complexes mais toujours groovy et plein de feeling. Ses descentes de manches lors de ses soli se veulent variés (l'accrocheur 'Havana', 'Chasing Ghosts', 'Punchclown'). Le lascar sait dompter sa six-cordes, c'est clair. Le blues et le feeling sont au rendez-vous ('The Luxury Of Breathing', 'My Beautiful Mess'). Interventions d'harmonica, chant planant, effets de voix... les codes sont respectés. L'unité du combo paraît réelle. Chaque zicos à sa place. La démarche est plus cohérente et ne donne pas le sentiment de partir dans tous les sens comme précédemment. Ce n'est plus le projet solo d'un gars et sa kyrielle de guests, cette fois-ci c'est bien l'oeuvre d'un combo. Tout cela est plutôt bien exécuté dans l'ensemble. La production et le mix (signé par le légendaire Max Norman qui a oeuvré avec Megadeth, Savatage, Loudness) ne font pas passéistes. Malgré tout on est dans le classique de chez classique, pas de réelle surprise à attendre. Sans être extraordinaires on retrouve tout de même quelques bonnes lignes vocales ('A Painted Heart', l'excellent 'Ink & Water') grâce au timbre chaud du chanteur et à quelques refrains addictifs bien amenés.

«  Patina » se veut sincère et honnête comme son leader, on n'en doute pas. Red Dragon Cartel livre un skeud plus que correct... pas mauvais en soi mais pas exceptionnel non plus. Quoi qu'il en soit on passe un agréable moment à l'écoute de ces compos hard rock bluesy. Alors ne nous gênons pas.