Menu principal
Accueil(current) News Live Reports Interviews The Wall Chroniques Groupes Concerts

One Of Us

Blood Potatoe
Journaliste

Self Deception

Sixième opus des Suédois Self Deception, ''One Of Us'' propose un metal moderne de qualité alliant puissance et mélodie.
11 titres
Modern Rock
Durée : 36
Sorti le 15/05/2026
27 vues

Selon la légende, Self Deception, qui a vu le jour en 2005 à Stockholm, serait né d’un malentendu entre le chanteur Andreas Clark et le batteur Erik Ingels, ce dernier ayant reçu un texto ne lui étant pas destiné. Hasard ou providence, le duo, rejoint par le guitariste Gabriel Rauhofer et le bassiste Nicklas Wester, décide de monter un groupe, le reste appartenant à l’histoire.
Après quelques changements de personnel et six long-formats, le quatuor nous revient avec son nouvel opus, un ''One of Us'' majoritairement composé sur la précédente tournée.
Sur cette cuvée 2026 le combo propose toujours un metal moderne faisant cohabiter guitares heavy et mélodies pop. 'One Of Us', qui ouvre l’album, en est le parfait exemple : gros riff introductif suivi d’une rythmique entrainante avec une ligne de chant ultra mélodique, renforcée par des chœurs typés hardcore sur les refrains. En 3’12, l’ambiance est posée. Et ce n’est pas 'Time’s Up' qui viendra le contredire. Single en puissance, cette seconde piste semble taillée pour la scène et pourrait même concourir pour le prochain Eurovision.
Ici les formats sont courts, autour des trois minutes, et cherchent l’efficacité via des structures simples et accrocheuses. Des changements de tempi judicieux viennent périodiquement casser une régularité rythmique qui ferait sombrer l’ensemble dans la monotonie ('Break !', 'The Wedding').
Si les six-cordes se font lourdes et parfois agressives ('Blame', 'Entertained'), elles n’en font pas moins preuve de mélodicité, en témoigne la très réussie power ballad 'Don’T BELONG' aux superbes guitares harmonisées.
'Death Of Me', au chant proche d’un Chester Bennington, et 'Ketamine Cowboy' s’en vont flirter avec l’indus quand 'Entertained' la joue néo metal avec son accordage bas.
'Wake Up' et 'Goddam Me' incarnent le spectre le plus easy-listening du disque, le premier piochant chez Imagine Dragons dans ses refrains, le second chassant sur les terres de Muse. Ce qui n’enlève rien au plaisir d’écoute ressenti sur ces deux pistes.
Tracklisting équilibré, production soignée, arrangements discrets mais pertinents, ''One Of Us'' a les défauts de ses qualités : un disque immédiat aux titres accrocheurs mais qui, sur la durée, pourrait lasser. On vous laisse juge.