''Once In A Blue Moon''est un véritable coup de maître pour un premier album. Si tu es amateur de AOR, de guitares, de voix féminines puissantes et de refrains efficaces, cet album mérite vraiment un détour.
Avec ''Once In A Blue Moon'', Civil Daze signe un premier album qui sonne comme un come-back imaginé des années 80, et ceci avec une fraîcheur rare. Après un parcours retardé (le disque étant “sur l’étagère” un temps), le quintette suédois livre un mélange efficace d’AOR et de rock mélodique hard-rock, porté par une chanteuse au timbre à la fois puissant et nuancé, Helena Sommerdahl.
Le tout baigne dans une production qui joue les funambules entre passé et présent. On y retrouve la chaleur et les couleurs des années 80 – claviers soyeux, guitares lumineuses – mais filtrées à travers une approche moderne, claire, sans poussière ni nostalgie forcée.
Dès les premières secondes, Once In A Blue Moon saisit l’auditeur à la gorge. 'Top Of The World' déboule avec l’assurance d’un groupe qui n’a rien à prouver : riff tranchant, batterie nerveuse, voix puissante d’Helena Sommerdahl. Tout y est. On sent d’emblée cette volonté d’aller droit au but, sans artifices ni fioritures. Puis le tempo s’installe avec 'A Million Miles Away', plus souple, plus AOR dans l’âme, où les guitares se répondent dans un élégant jeu de miroir. Le groove y est plus feutré, mais toujours tendu : Civil Daze sait ménager la tension comme un groupe qui a passé sa vie sur scène.
Plus loin, le disque s’aventure sur un terrain plus terreux, presque poussiéreux. 'Face Down In The Dirt' sonne comme une descente dans les bas-fonds du blues-rock : riffs épais, chaleur analogique, on y sent le parfum du whisky et des amplis à lampe. Dans cette veine plus roots, 'The Right Kind Of Lovin’' surgit comme une respiration : court, direct, presque cru. Une claque de près de trois minutes où le groupe prouve qu’il n’a pas besoin d’effets de manche pour être efficace.
Puis vient la montée en puissance, cette partie de l’album qui fait lever le poing. 'Turn The Page' sonne comme un hymne, à la fois introspectif et galvanisant : un morceau de renaissance, de nouveau départ, porté par un refrain qui s’imprime dès la première écoute. 'Heroes' enfonce le clou : plus dur, plus affirmé, sans jamais renier la mélodie. Enfin, 'Givin’ It All' clôt l’ensemble avec l’énergie d’un dernier rappel. Rien de superflu, aucun titre de remplissage : Civil Daze laisse tout sur la table, fidèle à ce que promet le titre du morceau — donner tout, jusqu’à la dernière note.
Au fil des titres, une évidence s’impose : la voix d’Helena Sommerdahl est bien plus qu’un simple atout, c’est la boussole émotionnelle du disque. Elle incarne chaque morceau avec une assurance rare, capable de passer du rugissement rock au murmure bluesy sans jamais forcer le trait. Certains la rapprochent de figures comme Robin Beck ou Lee Aaron – non pour la comparer, mais parce qu’elle dégage cette même aura de liberté et de puissance maîtrisée, cette façon d’occuper l’espace sans jamais l’écraser.
Cette intensité vocale ne serait rien sans un song-writing solide, et c’est là un autre mérite de ''Once In A Blue Moon''. Pas de creux, pas de morceau sacrifié : sur dix titres, Civil Daze maintient un niveau d’inspiration constant. Chaque composition trouve sa place, comme si le groupe avait longuement poli son œuvre avant d’en livrer la version la plus pure.
Le tout baigne dans une production qui joue les funambules entre passé et présent. On y retrouve la chaleur et les couleurs des années 80 – claviers soyeux, guitares lumineuses – mais filtrées à travers une approche moderne, claire, sans poussière ni nostalgie forcée. Once In A Blue Moon sonne donc comme un hommage vivant : un disque qui regarde dans le rétroviseur sans jamais cesser d’avancer.
''Once In A Blue Moon''est un véritable coup de maître pour un premier album : autant dans l’énergie que dans l’écriture, la bande suédoise a parfaitement compris ce que doit être un disque de rock mélodique moderne tout en honorant ses racines. On passe avec plaisir d’un rocker immédiat à un chant plus bluesy, puis à un hymne fédérateur sans jamais dévier du cap.
Si tu es amateur de AOR, de guitares, de voix féminines puissantes et de refrains efficaces, cet album mérite vraiment un détour.